L’association Que Choisir Ensemble a déposé plainte contre Meta, TikTok et Google, accusés de ne pas lutter efficacement contre la diffusion de publicités liées à des arnaques financières. Les associations dénoncent la prolifération de faux placements, de crédits frauduleux et d’investissements « miracles » visibles massivement sur les plateformes.
Le 21 mai 2026, l’association Que Choisir Ensemble, ex-UFC-Que Choisir a annoncé avoir porté plainte contre Meta, TikTok et Google. Elle reprochent aux géants du numérique de laisser circuler des publicités jugées frauduleuses, liées à des escroqueries financières ciblant les internautes français.
Dans sa plainte, l’association dénonce la présence massive de contenus sponsorisés promettant des « placements irréalistes », des « investissements miracles », des crédits fictifs ou encore des rendements financiers impossibles. Selon BFMTV, ces annonces continueraient d’apparaître sur Facebook, Instagram, TikTok, YouTube ou Google malgré les signalements répétés.
L’association estime que ces plateformes ne mettent pas en place des dispositifs de contrôle suffisamment efficaces alors même qu’elles disposent d’outils automatisés extrêmement avancés pour la publicité ciblée et la modération des contenus.
Des publicités frauduleuses diffusées à grande échelle
Selon Frandroid, les contenus visés concernent notamment de faux prêts, des plateformes d’investissement illégales, des arnaques au crédit et des systèmes promettant des gains rapides avec des rendements irréalistes.
Certaines publicités utiliseraient également l’image de personnalités publiques ou de médias connus afin de renforcer leur crédibilité. Ce type de fraude numérique s’appuie souvent sur des faux articles de presse, des vidéos manipulées ou des interfaces imitant des sites officiels.
D’après Le Figaro, les plaignants considèrent que Meta, TikTok et Google tirent des revenus publicitaires directs de ces contenus sponsorisés tout en échouant à empêcher leur diffusion massive.
L’association estime également que les systèmes de validation publicitaire des plateformes sont insuffisants face à la sophistication croissante des escroqueries financières en ligne.
« Une responsabilité majeure » des plateformes numériques
Dans les éléments rapportés par BFMTV, Que Choisir Ensemble considère que les grandes plateformes jouent désormais un rôle central dans la propagation de ces fraudes. L’association dénonce des mécanismes publicitaires permettant à des annonceurs frauduleux de cibler précisément des utilisateurs vulnérables.
Selon les chiffres régulièrement cités par les autorités françaises ces dernières années, les arnaques financières en ligne représentent plusieurs centaines de millions d’euros de préjudices annuels pour les victimes.
Les plaignants demandent notamment un renforcement des contrôles en amont des campagnes sponsorisées, une meilleure vérification des annonceurs financiers et des mécanismes de retrait plus rapides des contenus frauduleux.
Meta, TikTok et Google sous pression réglementaire
Cette plainte intervient dans un contexte où les plateformes numériques font déjà l’objet d’une pression croissante en Europe concernant leur responsabilité dans la diffusion de contenus illégaux ou trompeurs.
Le Digital Services Act européen impose désormais aux grandes plateformes des obligations renforcées de modération et de transparence sur les contenus sponsorisés. Les associations estiment que les dispositifs actuellement mis en œuvre restent insuffisants face au volume des arnaques financières diffusées quotidiennement.
Selon Les Smart Grids, cette affaire pourrait accentuer la pression politique et judiciaire sur les géants du numérique concernant leur responsabilité économique dans l’écosystème publicitaire en ligne.
Sources :
Le Figaro
BFMTV
Frandroid
Les Smart Grids
