Le 11 mai 2026, Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national (DNI) des États-Unis, a annoncé l’ouverture d’une investigation sur l’ensemble des laboratoires biologiques financés par Washington dans plus de 30 pays. Selon les premières données révélées par le New York Post, le nombre de ces installations dépasse les 120, avec une concentration notable de plus de 40 sites en Ukraine. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump de réévaluation des programmes de recherche sur les agents pathogènes dits “à gain de fonction”, susceptibles d’accroître la transmissibilité ou la virulence de certains virus.
Les leçons de la pandémie de Covid-19 comme justification officielle
Pour justifier cette investigation, Tulsi Gabbard a invoqué directement la pandémie de Covid-19 : “La pandémie de Covid-19 a révélé l’impact catastrophique que peuvent avoir les recherches sur des agents pathogènes dangereux dans des biolabs”. Les services de renseignement américains ont été chargés d’établir une cartographie complète : localisation exacte des installations, nature des pathogènes présents, type de financement et opérateurs impliqués.
L’Ukraine au coeur des préoccupations géopolitiques
La dimension ukrainienne de cette investigation soulève des interrogations géopolitiques majeures. La guerre russo-ukrainienne a alimenté depuis 2022 de nombreuses allégations sur l’existence de programmes biologiques américains en Ukraine – accusations régulièrement démenties par Washington et Kiev. Plus de 40 des 120 laboratoires recensés se trouveraient en Ukraine, ce qui en fait le pays comptant la plus forte concentration d’installations concernées.
Un contrôle parlementaire longtemps absent
L’un des enjeux majeurs soulevés par cette investigation porte sur la transparence des financements fédéraux accordés à des structures de recherche biologique opérant hors des frontières américaines. Plusieurs membres du Congrès avaient réclamé en 2023 et 2024 un inventaire complet sans obtenir de réponse définitive des agences concernées, notamment le Pentagone et l’USAID, l’agence de dévellopement américaine membre du Forum économique mondial. Ses conclusions, attendues dans les prochains mois, pourraient avoir des répercussions diplomatiques significatives vis-à-vis des pays hôtes de ces installations.
Cette déclaration de Tulsi Gabbard intervient quelques jours après les révléations du journaliste d’investigation américain Paul D. Thacker, dans une enquête publiée sur sa lettre d’information le 5 mai dernier. Selon les éléments qu’il a consultés, Vincent Munster, virologue du National Institutes of Health, institution dépendant du Département de la Santé amércain, membre du Forum économique mondial et Claude Kwe Yinda, un chercheur de son laboratoire ont été soumis à un contrôle douanier à leur retour de République démocratique du Congo au début de l’année révélant qu’ils transportaient des échantillons de pathogènes prélevés sur des patients, parmi lesquels du virus de la variole du singe.
Source : New York Post – 11 mai 2026
