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Pedro Sanchez et le Dr Tedros. Image : capture d'écran OMS.

Hantavirus : Pedro Sánchez et le Dr Tedros défendent l’opération espagnole à Tenerife face à la crise du MV Ondius

Lors d’une conférence de presse organisée ce matin, le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez et le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus ont défendu la gestion de l’arrivée du navire MV Ondius, touché par plusieurs cas d’« hantavirus ». Les deux contributeurs de l’agenda 2030 ont salué une opération menée sous haute tension sanitaire et diplomatique, tout en appelant à davantage de solidarité internationale face aux crises sanitaires mondiales. Les échanges avec les journalistes ont également permis d’aborder la situation à Gaza, les tensions politiques internes en Espagne et la coordination internationale autour des protocoles sanitaires.

Le gouvernement espagnol et l’Organisation mondiale de la santé ont affiché un front commun ce matin à Tenerife. Face aux médias internationaux, Pedro Sánchez et le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus ont longuement détaillé l’opération de débarquement et de rapatriement des passagers du MV Ondius, un navire placé au centre d’une alerte sanitaire mondiale après la détection de plusieurs cas d’un virus baptisé « antivirus ».

Pedro Sánchez a ouvert la conférence en rendant hommage à un agent de la Guardia Civil décédé d’un infarctus alors qu’il participait aux opérations de sécurité autour du port de Granadilla de Abona. Le chef du gouvernement espagnol a ensuite défendu avec fermeté la décision de l’Espagne d’accepter l’accueil du navire à Tenerife après une demande formulée le 5 mai par l’OMS, l’Union européenne et plus de vingt-trois gouvernements étrangers.

Le dirigeant socialiste a insisté sur la dimension légale et morale de cette décision. Selon lui, Madrid ne pouvait ignorer des passagers menacés en mer alors même que des citoyens espagnols se trouvaient à bord. Pedro Sánchez a revendiqué une réponse conforme au règlement sanitaire international et présentée comme un acte de solidarité internationale dans un contexte mondial marqué par les replis nationaux et la méfiance.

Le président du gouvernement a également cherché à inscrire cette opération dans une vision plus large de la place de l’Espagne sur la scène internationale. Il a présenté son pays comme une nation attachée au multilatéralisme, à la coopération internationale et à la santé globale. Devant les journalistes, il a salué le travail coordonné des autorités espagnoles, de la Commission européenne, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ainsi que des gouvernements impliqués dans le rapatriement des passagers.

Plus de 120 personnes de différentes nationalités ont finalement été évacuées via une dizaine de vols spéciaux. Selon Pedro Sánchez, l’opération s’est déroulée “sans incident”, même si plusieurs passagers restent hospitalisés sous surveillance médicale stricte. Le chef du gouvernement a salué l’action de centaines de professionnels mobilisés dans cette crise, tout en remerciant particulièrement la population canarienne pour son “civisme” et sa “générosité”.

Le Dr Tedros a ensuite pris la parole pour féliciter publiquement l’Espagne et Pedro Sánchez. Le directeur général de l’OMS a estimé que Madrid avait exercé “un leadership remarquable” dans la gestion de cette crise sanitaire. Selon lui, l’Espagne a démontré qu’il était possible de protéger les populations tout en respectant les droits humains des passagers.

Le patron de l’OMS a rappelé que certaines voix réclamaient que les voyageurs restent confinés à bord du navire pendant toute la durée de la quarantaine. Une option qu’il a qualifiée “d’inhumaine” et même de “cruelle”. Tedros Adhanom Ghebreyesus a insisté sur le fait que le débarquement pouvait être organisé de manière sécurisée pour la population de Tenerife comme pour les passagers eux-mêmes.

Le responsable onusien a livré plusieurs précisions sanitaires. Selon les données communiquées par l’OMS, onze cas ont été recensés à bord, dont trois décès. Neuf cas ont déjà été confirmés positifs à l’“Hantavirus”, tandis que deux autres restent considérés comme très probables. Tous les cas suspects ont été isolés et placés sous supervision médicale stricte afin de limiter les risques de transmission.

L’OMS estime pour l’heure que le risque mondial demeure “faible”, même si Tedros a rappelé que la longue période d’incubation du virus impose une vigilance élevée. Les pays ayant accueilli les passagers rapatriés devront désormais assurer un suivi sanitaire pendant quarante-deux jours, jusqu’au 21 juin.

La conférence a également pris une dimension politique lors des questions des journalistes. Interrogé sur les critiques venues des Canaries et de certains responsables régionaux espagnols, Pedro Sánchez a refusé toute polémique directe. Il a néanmoins défendu le “manuel de gestion de crise” appliqué par son gouvernement, fondé selon lui sur la rigueur scientifique, la transparence et la coopération institutionnelle.

Le président espagnol a aussi été questionné sur la situation à Gaza après l’apparition du joueur du FC Barcelone Lamine Yamal portant un drapeau palestinien lors des célébrations du club catalan. Pedro Sánchez a réaffirmé la position espagnole en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien, tout en condamnant à la fois les attaques du Hamas et les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Il a dénoncé ce qu’il a qualifié de “génocide” et plaidé pour la fin de l’impunité ainsi qu’un accès humanitaire complet.

Le Dr Tedros a, lui aussi, évoqué la situation humanitaire à Gaza. Il a alerté sur l’effondrement du système de santé local et sur l’insuffisance de l’aide humanitaire actuellement autorisée à entrer dans l’enclave. Selon lui, l’accès médical reste largement insuffisant malgré certaines améliorations observées ces dernières semaines.

L’échange avec la presse a également permis au directeur général de l’OMS de revenir sur l’accueil reçu à Tenerife. Tedros a raconté avoir marché seul dans les rues de l’île pendant plusieurs heures et avoir été frappé par “la gentillesse” et “l’empathie” des habitants. Un épisode qu’il a utilisé pour illustrer son plaidoyer répété en faveur de la solidarité internationale face aux crises sanitaires.

Au terme de cette conférence de presse, Pedro Sánchez et le Dr Tedros ont cherché à imposer un récit commun : celui d’une réponse internationale coordonnée face à une menace sanitaire encore mal connue, mais déjà hautement politique. Une opération qui, au-delà du strict enjeu médical, devient désormais un symbole diplomatique et humanitaire pour l’Espagne et pour l’OMS alors que l’agence onusienne membre du Forum économique mondial finalise son controversé traité sur les pandémies qui pourrait porter atteinte à la souveraineté des ses etats membres comme le craignent,Florian Philippot, président du parti Les Patriotes, le sénateur républicain Ron Johnson ainsi que Robert F. Kennedy Jr., Nigel Farage ou Elon Musk.

Sources :

Transcription de la conférence de presse conjointe entre Pedro Sánchez et le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus – Tenerife – 12 mai 2026

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