Dans Marseille, une symphonie urbaine, diffusé le 1er mai 2026 sur France 5, André Manoukian explore la cité phocéenne par ses sons. Du Vieux-Port au Panier, d’IAM à Massilia Sound System, le musicien collecte une matière brute confiée ensuite à Mosimann.
Marseille a sa lumière, son port, son verbe haut et ses colères magnifiques. Elle aura désormais sa symphonie. Dans le documentaire Marseille, une symphonie urbaine, André Manoukian part à l’écoute de la ville, non pour en dresser une carte postale, mais pour en saisir la pulsation intime : les voix, les bruits du port, les marchés, les accents, les musiques, les frottements du quotidien.
Diffusé sur France 5 le vendredi 1er mai 2026 et disponible sur france.tv, le film suit le musicien dans les rues de la cité phocéenne. Il y recueille des sons destinés à devenir une composition originale entre les mains de Mosimann, chargé de transformer cette matière urbaine en œuvre musicale. France Télévisions présente le projet comme un voyage sensoriel autour de l’identité sonore de Marseille, ville où le désordre peut devenir création.
Le parcours passe par le Vieux-Port, le marché aux poissons, le cours Julien ou encore les ruelles du Panier. André Manoukian y avance avec l’aide d’un spécialiste des sons de l’environnement, dans une démarche qui mêle musique, mémoire collective et observation sociale. À Marseille, les sons racontent autant que les murs : ils disent les migrations, les métissages, les tensions, les fêtes et cette façon très locale de parler fort pour exister un peu plus.
Le documentaire s’appuie aussi sur de nombreuses rencontres. Akhenaton et Shurik’n pour IAM, Massilia Sound System, Nesrine, Robert Guédiguian, Titoff, Raphaël Imbert ou encore Kemmler figurent parmi les artistes associés au projet. Des experts comme Fred Musa, Christian Hugonnet, Hughes Kieffer ou la neuroscientifique Sylvie Chokron apportent également leur éclairage sur la manière dont une ville peut se comprendre par l’oreille autant que par le regard.
Cette symphonie marseillaise convoque naturellement le rap, avec l’héritage d’IAM, de la Fonky Family ou de Jul, mais aussi le jazz, les musiques populaires, les voix de rue et les vibrations méditerranéennes. Le résultat promet moins une simple bande-son qu’un portrait musical de Marseille, ville indisciplinée, contrastée, parfois chaotique, mais toujours habitée par une énergie qui tape juste.
Sources :
La Provence – Article publié le 29 avril 2026 – article fourni par l’utilisateur
FranceTV Pro – Marseille, une symphonie urbaine – lien
La Semaine du Son – 24 avril 2026 –