Après la fusillade survenue le 25 avril au Washington Hilton, le contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump fait de son projet de grande salle de bal à la Maison-Blanche un argument de sécurité nationale. Le chantier, contesté en justice, pourrait désormais recevoir un financement public de 400 millions de dollars, sous l’impulsion d’élus républicains.
La fusillade qui a interrompu le dîner de l’Association des correspondants à la Maison-Blanche, le 25 avril, a offert à Donald Trump un nouveau levier politique. Selon plusieurs médias américains, le président américain estime désormais que la construction d’une vaste salle de réception sécurisée au sein même de la Maison-Blanche est devenue indispensable.
Le projet, engagé dans l’aile est de la résidence présidentielle, est pourtant au cœur d’un bras de fer judiciaire. Un juge fédéral avait suspendu les travaux, considérant qu’ils n’avaient pas reçu l’autorisation nécessaire du Congrès. Une cour d’appel a toutefois permis leur poursuite provisoire, dans l’attente d’un examen plus approfondi du dossier.
Dans le camp républicain, l’offensive s’organise. Le sénateur Lindsey Graham, président de la commission du budget, plaide pour une loi allouant 400 millions de dollars à cette salle de bal, qui comprendrait aussi des infrastructures sécurisées en sous-sol. Reuters précise que ce financement public marquerait un tournant, Donald Trump ayant jusque-là affirmé que le projet serait financé par des donateurs privés.
Pour ses soutiens, l’argument est limpide : permettre aux présidents américains d’organiser de grands événements sans quitter l’enceinte ultra-protégée de la Maison-Blanche. Pour ses opposants, notamment le National Trust for Historic Preservation, la fusillade ne change rien au fond du dossier : un tel chantier doit obtenir l’aval du Congrès.
En parallèle, Donald Trump presse l’Association des correspondants de reprogrammer rapidement son dîner annuel. D’après les éléments rapportés par Axios, le président a promis une nouvelle édition dans les trente jours, avec un dispositif de sécurité renforcé.
La séquence illustre une méthode déjà bien rodée chez Trump : transformer une crise en accélérateur politique. Après les coups de feu du Hilton, la salle de bal n’est plus seulement présentée comme un projet architectural fastueux. Elle devient, dans le récit présidentiel, une réponse sécuritaire. Le dossier, lui, reste explosif.
Sources :
Courrier international – 28 avril 2026 – lien
Reuters – 27 avril 2026
Washington Post – 27 avril 2026
Associated Press – 28 avril 2026
