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Grégory Doucet. Photo : @CloudMamma

Génocide arménien à Lyon : polémique autour d’une gerbe entre Doucet et la Région

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La cérémonie de commémoration du génocide arménien à Lyon, le 24 avril 2026, a donné lieu à une vive polémique politique. Des élus de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du camp de droite accusent le maire de Lyon Grégory Doucet d’avoir empêché le dépôt d’une gerbe de fleurs régionale. La mairie dément et contre-attaque. Récit d’un incident qui interroge sur la frontière entre commémoration et combat politique.

Pierre Oliver, maire du IIe arrondissement, vice-président de la métropole et young leader des Instistuts Aspen, a été parmi les premiers à alerter publiquement : selon lui, Grégory Doucet se serait opposé à ce que la Région Auvergne-Rhône-Alpes dépose une gerbe lors de la cérémonie officielle de commémoration. Fabrice Pannekoucke, président de la Région, a dénoncé “un acte scandaleux, profondément choquant et intolérable.” L’accusation d’instrumentalisation de la mémoire des victimes du génocide, pour des raisons présentées comme idéologiques, a rapidement enflammé les réseaux sociaux et les médias locaux.

La réponse de la mairie de Lyon

La Ville de Lyon a catégoriquement démenti les accusations. Dans un communiqué, la mairie a précisé que “la gerbe de fleurs du Président de Région a été déposée au pied du monument par les services de la Ville de Lyon dès la fin de la cérémonie.” Grégory Doucet a accusé certains élus de “manipulation des faits” et a refusé de se laisser entraîner dans ce qu’il considère comme une querelle politicienne détournant l’attention du sens de la commémoration.

Une commémoration devenue champ de bataille politique

Cette polémique s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre la mairie de Lyon, dirigée par un maire écologiste, et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, à droite. La date du 24 avril – anniversaire du début des massacres de 1915 – est traditionnellement un moment de recueillement pour la forte communauté arménienne de Lyon. La transformer en affrontement politique est perçu par de nombreux observateurs comme une forme de manquement au respect dû aux victimes et à leurs descendants.

Le Progrès s’agace de l’instrumentalisation

Dans une formule reprise par plusieurs commentateurs, la Ville de Lyon a qualifié la situation d’instrumentalisation regrettable. Le journal Le Progrès, qui a couvert l’incident, a relayé la frustration de responsables qui déplorent que la mémoire d’un génocide puisse être réduite à un prétexte pour des règlements de comptes politiques locaux.

Au-delà de la querelle de clocher lyonnaise, cet épisode illustre une tendance plus large : les commémorations de faits historiques graves sont de plus en plus souvent parasitées par des logiques partisanes. La mémoire du génocide arménien mérite mieux que d’être réduite à un enjeu de communication politique locale.

Source : Le Progrès

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