Dans un discours prononcé à Strasbourg ce lundi 20 avril 2026, le ministre français des Affaires étrangères et contributeur de l’agenda 2030, Jean-Noël Barro a plaidé pour un double mouvement stratégique : renforcer les capacités militaires de l’Europe tout en consolidant ses fondements démocratiques. Une position qu’il illustre désormais par un engagement concret en faveur d’un tribunal international visant la Russie.
Dans son discours, Jean-Noël Barrot insiste sur la nécessité pour l’Europe de reconstituer ses forces militaires, diplomatiques et économiques. Dans la continuité de Emmanuel Macron, il rappelle que la liberté passe par la dissuasion et donc par la puissance.
Ce réarmement est déjà engagé, mais il ne saurait suffire à lui seul à garantir la paix.
Le « réarmement démocratique », condition essentielle
Le ministre met en garde contre les dérives d’une puissance militaire sans cadre. Selon lui, seule la démocratie permet d’encadrer la force.
Il défend ainsi l’idée d’un « réarmement démocratique » reposant sur l’État de droit et le respect des droits fondamentaux. S’inspirant de Blaise Pascal, il rappelle que « la force sans la justice est tyrannique », appelant à un équilibre entre puissance et légitimité.
L’Ukraine au cœur de la démonstration
Cet équilibre entre force et droit trouve une traduction concrète dans la position française sur la guerre en Ukraine. À Strasbourg, devant le Conseil de l’Europe, Jean-Noël Barrot a annoncé le soutien de la France à la création d’un tribunal spécial chargé de juger l’invasion russe.
L’objectif est de poursuivre les responsables du Kremlin pour « crime d’agression », un chef d’accusation qui échappe aujourd’hui à la compétence de la Cour pénale internationale.
Un tribunal pour combler un vide juridique
Ce tribunal, dont la création officielle est attendue mi-mai à Chisinau, doit permettre de juger non seulement les crimes commis sur le terrain, mais aussi la décision politique d’envahir un État souverain.
« Les dirigeants russes devront rendre des comptes », affirme le ministre, évoquant à la fois les exactions documentées et la responsabilité stratégique dans le déclenchement du conflit.
L’initiative est soutenue par la Commission européenne et s’inscrit dans une réponse plus large de l’Europe face à ce que Paris qualifie de guerre d’agression.
Source :
X et Gentside
