Au lendemain de négociations infructueuses avec Téhéran, le contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump a annoncé un blocus naval du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial du pétrole. Une décision aux accents militaires qui ravive les tensions régionales. En réponse, l’Iran affirme garder le contrôle de la zone et promet une riposte redoutable.
La situation au Moyen-Orient connaît une brusque escalade. Ce dimanche, Donald Trump a surpris la communauté internationale en annonçant la mise en place d’un blocus naval américain du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite environ un cinquième du pétrole brut mondial, devient ainsi l’épicentre d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran.
Cette décision intervient au lendemain de discussions jugées infructueuses entre les États-Unis et l’Iran, menées au Pakistan sous l’égide du vice-président JD Vance. Si le président américain a évoqué des échanges « constructifs » sur certains points, il a accusé l’Iran d’intransigeance sur le dossier nucléaire et de refus délibéré de rouvrir pleinement le détroit.
Dans une série de déclarations publiées sur son réseau Truth Social, le locataire de la Maison Blanche a annoncé que la marine américaine entamerait « immédiatement » un processus de blocus de tout navire entrant ou sortant de la zone. Le ton, martial, tranche avec les usages diplomatiques : toute attaque iranienne contre des forces américaines ou des navires civils entraînerait, selon ses mots, une réponse « pulvérisante ».
Intervenant plus tard sur Fox News, Donald Trump a durci encore davantage sa posture. Il a affirmé pouvoir « anéantir l’Iran en une heure », évoquant explicitement des frappes contre les infrastructures énergétiques, industrielles et électriques du pays. Une rhétorique de dissuasion maximale qui inquiète jusque dans les rangs des alliés occidentaux.
Le président américain a par ailleurs laissé entendre que plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, pourraient participer à l’opération, notamment via l’envoi de navires spécialisés dans le déminage. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée par Londres à ce stade, même si des discussions autour de l’usage de drones de déminage auraient été engagées.
Dans le même temps, Washington a adressé un avertissement économique à Chine. Toute aide militaire chinoise à l’Iran pourrait entraîner l’imposition de droits de douane de 50 % sur les exportations chinoises vers les États-Unis. Une menace qui s’inscrit dans un contexte de rivalité stratégique croissante entre les deux puissances, à l’approche d’un sommet prévu mi-mai entre Donald Trump et Xi Jinping.
Face à cette démonstration de force, la réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Les Gardiens de la révolution ont affirmé contrôler « entièrement » le trafic dans le détroit d’Ormuz, contredisant de facto les annonces américaines. Ils ont également mis en garde contre toute intrusion, promettant de « piéger leurs ennemis » dans un « tourbillon mortel », une formule qui souligne la gravité de l’affrontement latent.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a quant à lui dénoncé l’incapacité des États-Unis à instaurer un climat de confiance, accusant Washington d’aggraver délibérément les tensions.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans le prolongement d’un conflit déclenché le 28 février par une offensive conjointe israélo-américaine contre l’Iran. Depuis, les hostilités ont fait plusieurs milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban, et fragilisent durablement l’équilibre géopolitique de la région.
Sources :
TF1 Info – Article du 12 avril 2026 – lien
AFP – Dépêche internationale reprise par TF1 Info – https://www.afp.com/