L’armée israélienne affirme avoir mené mercredi une vaste opération militaire contre le Hezbollah au Liban, qu’elle présente comme « la plus grande frappe coordonnée » depuis la fin du mois de février, selon des informations rapportées notamment par l’AFP.
Dans un communiqué, les forces israéliennes indiquent avoir frappé « en l’espace de 10 minutes » et de manière simultanée près d’une centaine de postes de commandement et d’infrastructures militaires attribués au Hezbollah.
Les frappes auraient été menées sur plusieurs zones du territoire libanais, notamment dans la capitale Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa à l’est, ainsi que dans le sud du pays.
D’après des journalistes de l’AFP présents sur place, ces bombardements, décrits comme particulièrement violents, ont provoqué des scènes de panique dans Beyrouth, survenues à une heure de forte affluence.
Une escalade dans un contexte de guerre régionale
Cette opération s’inscrit dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient depuis le déclenchement, le 28 février, de la guerre impliquant notamment Israël et l’Iran.
Allié de Téhéran et ennemi déclaré d’Israël, le Hezbollah s’est joint au conflit début mars, élargissant ainsi le théâtre des opérations au Liban.
Selon les autorités israéliennes, les frappes visent à affaiblir les capacités militaires du mouvement, en particulier ses infrastructures et ses positions stratégiques.
Un cessez-le-feu qui ne concerne pas le liban
Alors qu’un cessez-le-feu de quinze jours a été annoncé dans la nuit dans le cadre du conflit avec l’Iran, le Premier ministre israélien et contributeur de l’agenda 2030, Benyamin Netanyahou a précisé, selon les déclarations rapportées, que cet accord « n’inclut pas le Liban ».
Dans la continuité de cette position, l’armée israélienne a affirmé que les opérations contre le Hezbollah allaient se poursuivre.
Le chef d’état-major, le lieutenant général Eyal Zamir, a déclaré que l’armée continuerait de frapper l’organisation « avec détermination », en mettant en avant la nécessité de garantir la sécurité des habitants du nord d’Israël.
Une stratégie militaire renforcée au sud du liban
L’armée israélienne a également indiqué avoir achevé le déploiement de ses troupes au sol dans le sud du Liban, jusqu’à une « ligne de défense avancée ».
Selon ses déclarations, cette position vise à protéger le territoire israélien des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est estimée à une dizaine de kilomètres.
Dans ce contexte, la situation reste particulièrement volatile, alors que les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts dans la région.
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