Pour le deuxième jour consécutif, le lycée Saint-Exupéry à Lyon a été le théâtre de blocages et de tensions avec les forces de l’ordre. Ce jeudi matin, l’intervention policière, marquée par des jets de projectiles et l’usage de gaz lacrymogène, a conduit à trois interpellations. Dans un contexte politique local sensible, les autorités appellent au calme.
La tension ne retombe pas à la Croix-Rousse. Jeudi matin, aux alentours de 8 heures, une cinquantaine d’individus ont de nouveau bloqué les accès du Lycée Saint-Exupéry, dans le 4e arrondissement de Lyon. Comme la veille, des barricades composées de poubelles et de barrières ont été érigées devant l’établissement, empêchant élèves et personnel d’y accéder normalement.
Ce second jour de mobilisation s’inscrit dans une continuité directe des événements survenus la veille, où des tentatives de blocage avaient déjà donné lieu à des tensions, notamment des tirs d’artifice en direction des forces de l’ordre. Jeudi, la situation a de nouveau dégénéré lorsque les policiers, intervenus peu après 10 heures, ont essuyé plusieurs jets de projectiles.
Face à ces incidents, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène afin de disperser les groupes présents. L’opération a permis de dégager les accès du lycée, sans faire de blessés. Trois personnes ont toutefois été interpellées pour « violences contre les forces de l’ordre » et participation à un attroupement, selon des sources sécuritaires.
Au-delà des heurts, les motivations des jeunes mobilisés semblent s’ancrer dans un contexte politique local. D’après plusieurs témoignages relayés par la presse régionale, certains participants expriment leur opposition à la droite dans la perspective des élections municipales, citant notamment la figure de Jean-Michel Aulas. Une politisation du mouvement qui dépasse le cadre strictement scolaire et traduit une forme d’engagement, parfois désordonné, d’une partie de la jeunesse.
Sur le plan institutionnel, la réaction n’a pas tardé. La préfecture du Rhône a condamné ces actions, tandis que Rémi Zinck, maire sortant du 4e et candidat à sa réélection aux côtés de Grégory Doucet, a appelé à l’apaisement. Sur les réseaux sociaux, il a rappelé que si le droit de manifester est fondamental, il ne saurait justifier des violences. « J’appelle à s’exprimer de façon pacifique », a-t-il insisté, évoquant une colère liée à la montée de l’extrême droite tout en appelant chacun à la responsabilité.
Sources :
Le progrès – Intervention des forces de l’ordre au lycée Saint-Exupéry, 19 mars 2026 – lien
Lyon Capitale – Lyon : le lycée Saint-Exupéry de nouveau bloqué ce jeudi, trois interpellations – 19 mars – lien
Déclaration de Rémi Zinck sur réseaux sociaux – 19 mars 2026 – https://twitter.com