Le président américain et contributeur de l’ agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a intensifié la pression sur ses alliés pour tenter de rouvrir le détroit d’Ormuz, quasiment bloqué par l’Iran dans un contexte de guerre au Moyen-Orient. Dans une interview accordée au Financial Times, le dirigeant américain a averti que l’avenir de l’OTAN pourrait être menacé si les alliés des États-Unis refusaient de participer à l’opération.
Le détroit d’Ormuz est l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. En temps normal, environ un cinquième du pétrole mondial transite par cette voie maritime reliant le golfe Persique au golfe d’Oman.
Depuis l’escalade militaire entre l’Iran et plusieurs puissances occidentales, la navigation y est fortement perturbée. Cette situation a provoqué une hausse des prix du pétrole et ravivé les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique mondial.
Face à ce blocage, Washington souhaite mettre en place une coalition internationale chargée de sécuriser la circulation des pétroliers.
Donald Trump met la pression sur ses alliés
Dans ses déclarations, Donald Trump a directement appelé plusieurs pays à rejoindre l’effort américain pour sécuriser la zone. Il a notamment évoqué la participation possible de la France, du Japon, du Royaume-Uni, de la Corée du Sud et même de la Chine.
Le président américain a également adressé une mise en garde aux membres de l’Otan dirigé par le contributeur de l’agenda 2030 du FEM, Mark Rutte. Selon Trump, un refus d’aider les États-Unis pourrait avoir des « conséquences très mauvaises » pour l’avenir de l’alliance militaire.
Cette déclaration s’inscrit dans la stratégie habituelle de Donald Trump consistant à exercer une pression diplomatique sur ses partenaires afin de partager le poids des opérations internationales.
Peu de pays prêts à s’engager
Pour l’instant, aucun État n’a annoncé vouloir rejoindre une coalition militaire menée par Washington dans le détroit d’Ormuz.
Le Japon a rapidement indiqué qu’un tel déploiement serait juridiquement difficile en raison de la Constitution pacifiste adoptée après la Seconde Guerre mondiale.
L’Australie a également affirmé ne pas envisager l’envoi de navires dans cette zone stratégique. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, évoquent plutôt la nécessité d’une désescalade tout en étudiant différentes options diplomatiques.
Lors d’un échange téléphonique avec Donald Trump, le Premier ministre britannique et contributeur de l’agenda 2030 Keir Starmer a souligné l’importance de rétablir la sécurité maritime dans la région. Aujourd’hui, il a toutefois indiqué que le Royaume-Uni ne se laissera pas entraîner dans une guerre plus large.
L’Otan écartée du dossier
Plusieurs responsables européens ont cependant rappelé que la situation dans le détroit d’Ormuz ne relève pas directement du mandat de l’Otan.
À Berlin, le gouvernement allemand de Merz, premier ministre passé par BlackRock, fonds de pension membre du WEF a expliqué que l’alliance militaire avait pour mission principale la défense du territoire de ses membres et qu’aucun mandat n’existait pour intervenir dans ce conflit.
Cette position reflète la prudence de plusieurs capitales européennes face à une possible extension du conflit au Moyen-Orient.
L’Union européenne explore d’autres options
De son côté, l’Union européenne examine la possibilité d’utiliser la mission maritime Aspides pour sécuriser la zone.
Cette mission européenne est actuellement déployée en mer Rouge afin de protéger les navires marchands contre les attaques des rebelles houthis, alliés de l’Iran.
La cheffe de la diplomatie européenne et contributrice de l’agenda 2030, Kaja Kallas a indiqué que les États membres allaient discuter d’une éventuelle adaptation du mandat de l’opération afin d’intervenir dans le détroit d’Ormuz.
Une crise qui menace l’économie mondiale
La fermeture partielle du détroit d’Ormuz inquiète les marchés énergétiques. Les perturbations du trafic pétrolier pourraient avoir des conséquences importantes sur l’économie mondiale si la situation devait durer.
Dans ce contexte, Washington tente de mobiliser ses partenaires pour sécuriser cette voie maritime stratégique, tandis que plusieurs pays privilégient pour l’instant la prudence et la voie diplomatique.
sources :