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Eric Ciotti. Photo : @EPP

Municipales à Nice : Éric Ciotti largement en tête face au maire sortant Christian Estrosi

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À Nice, le premier tour des municipales 2026 consacre la nette avance d’Éric Ciotti, allié au Rassemblement national, sur le maire sortant Christian Estrosi. Selon les premières estimations, l’ancien patron des Républicains devance son ancien mentor de plus de dix points. Un duel fratricide qui dépasse largement les frontières de la cinquième ville de France.

Le premier tour des élections municipales 2026 à Nice confirme la rupture profonde qui traverse la droite française. Selon les premières estimations publiées dimanche 15 mars au soir, Éric Ciotti arrive largement en tête dans la capitale azuréenne, devançant de plus de dix points le maire sortant Christian Estrosi, en quête d’un quatrième mandat.

Devant ses soutiens, Ciotti a annoncé un score de 44% contre 11% pour son adversaire principal. Ce résultat place le député des Alpes-Maritimes en position de favori pour le second tour dans un duel qui oppose deux anciens piliers de la droite niçoise. Longtemps alliés, Éric Ciotti et Christian Estrosi incarnent désormais deux lignes politiques irréconciliables. Le premier s’est rapproché du Rassemblement national, tandis que le second a choisi de s’inscrire dans la majorité présidentielle autour du parti Horizons.

Dans ce contexte, l’enjeu dépasse la seule gestion municipale. À un an de l’élection présidentielle, le duel niçois apparaît comme un test politique pour la recomposition de la droite française. Une victoire d’Éric Ciotti dans la cinquième ville de France pourrait renforcer la stratégie d’alliance avec le Rassemblement national et encourager d’autres élus locaux à franchir le pas.

Malgré ses appels répétés à faire barrage à l’extrême droite, Christian Estrosi ne semble pas pouvoir compter sur un retrait de la gauche au second tour. Les listes menées par Juliette Chesnel-Le Roux, soutenue par le Parti socialiste, les communistes et les écologistes, et par Mireille Damiano pour La France insoumise, ont toutes deux rejeté l’idée d’un ralliement au maire sortant. La première est créditée d’environ 12 % des suffrages, tandis que la seconde pourrait approcher la barre des 10 %, ce qui ouvre la possibilité d’un second tour à plusieurs listes.

Si ces candidatures ont tenté d’exister dans la campagne, elles ont largement été éclipsées par le face-à-face entre les deux anciens alliés. Pendant plusieurs semaines, la campagne niçoise s’est transformée en duel personnel particulièrement virulent. Accusations réciproques, critiques du bilan municipal, départs de cadres d’une équipe vers l’autre et affrontements lors de débats télévisés ont rythmé une campagne souvent décrite comme un véritable « combat de coqs ».

La fin de campagne a même pris des allures de feuilleton politique. Christian Estrosi a dû présenter publiquement un certificat médical pour démentir des rumeurs sur son état de santé. Quelques jours plus tard, l’ancien ministre a également affirmé avoir retrouvé une tête de porc devant son domicile, un incident qui a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes dont certaines s’avèrent proches de son équipe de campagne.

Comme si la tension politique ne suffisait pas, un dernier épisode inattendu est venu perturber l’organisation du scrutin. À la veille du vote, des dizaines de milliers de bulletins ont été endommagés par la pluie lors de leur transport vers les bureaux de vote, obligeant les autorités à procéder à une réimpression en urgence.

Dans cette campagne marquée par les affrontements et les rebondissements, Éric Ciotti a tenté de maintenir un discours centré sur les enjeux locaux, en mettant en avant une liste présentée comme éclectique et officiellement sans étiquette. Son camp affirme que Nice a besoin d’un « nouvel élan » après dix-huit années de gestion municipale dominée par Christian Estrosi.

Quoi qu’il en soit, les résultats définitifs devront encore confirmer ces estimations. Mais à Nice, la tendance est déjà claire : le duel fratricide entre les deux figures historiques de la droite locale pourrait redessiner durablement l’équilibre politique de la Côte d’Azur.

Sources :

AFP – 15 mars 2026, « À Nice, Ciotti allié au RN loin devant Estrosi selon les premières estimations »

France Info – 15 mars 2026, « Municipales 2026 : à Nice, Éric Ciotti devance Christian Estrosi au premier tour » – https://www.francetvinfo.fr

BFMTV – 15 mars 2026, « Municipales à Nice : duel Ciotti–Estrosi » – https://www.bfmtv.com

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