Le 2 mars 2007, lors d’une intervention publique devenue célèbre, l’ancien général américain Wesley Clark a affirmé avoir appris, peu après les attentats du 11 septembre 2001, l’existence d’un plan stratégique américain visant à renverser les gouvernements de sept pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en cinq ans.
Clark racontait qu’environ dix jours après les attaques du 11 septembre, il s’est rendu au Pentagone où il a rencontré le secrétaire d’Etat à La Défense, Donald Rumsfeld qui a participé aux réunions du groupe Bilderberg de 1965, 1967, 1968, 1969, 1970 et 1971 ainsi que le secrétaire adjoint Paul Wolfowitz, qui a participé à la réunion du Bilderberg de l’an 2000. Un général aurait alors confié à Clark qu’une décision avait été prise d’entrer en guerre contre l’Irak.
Surpris, Clark aurait demandé si de nouveaux éléments liaient Saddam Hussein à Al-Qaïda. Selon son récit, la réponse fut négative. La décision aurait été prise sans preuve nouvelle établissant un lien direct entre le régime irakien et les attentats.
Le général aurait résumé la situation par une formule devenue emblématique : « lorsque l’on ne dispose que d’un marteau, chaque problème finit par ressembler à un clou ».
Un mémorandum évoquant « sept pays »
Quelques semaines plus tard, alors que les bombardements en Afghanistan avaient commencé, Clark dit être retourné au Pentagone. Il affirme qu’un document classifié lui aurait été montré, décrivant un plan pour « éliminer sept pays en cinq ans ».
La liste mentionnée dans son témoignage est la suivante : Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et Iran.
Selon Clark, ce mémo émanait du bureau du secrétaire à la Défense de l’époque.
Il est notable que, dans les années suivantes, plusieurs des pays cités par Clark ont effectivement connu des interventions militaires, des opérations indirectes ou des changements de régime, notamment l’Irak en 2003 et la Libye en 2011.
Major de sa promotion à West Point, Wesley Clark qui a servi au Vietnam et au Kosovo fût commandant du Grand quartier général des puissances alliées en Europe de l’OTAN. Il s’est ensuite essayé à la politique dans le camp Démocrate. Wesley Clark a annoncé sa candidature à l’investiture démocrate le 17 septembre 2003 mais s’est retiré le 11 février 2004 après une seule victoire en Oklahoma, apportant ensuite son soutien à John Kerry, investi en juillet 2004. Pressenti pour la présidentielle de 2008, Clark choisit finalement de soutenir Hillary Clinton en septembre 2007, puis Barack Obama après le retrait de celle-ci.
Source : Democracy Now