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Ali Khamenei. Photo : DR

Ali Khamenei tué dans les frappes israélo-américaines : Donald Trump annonce sa mort, l’Iran décrète 40 jours de deuil

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Le guide suprême iranien Ali Khamenei est mort samedi 28 février, tué lors des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, a annoncé le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump sur son réseau Truth Social.

Quelques heures plus tôt, le Premier ministre israélien et contributeur du FEM, Benjamin Netanyahu avait évoqué « des signes » laissant penser que le dirigeant iranien avait été touché. L’Iran a confirmé dimanche le décès et décrété une période de deuil national de 40 jours, accompagnée de sept jours fériés.

Une annonce spectaculaire

« Il n’a pu échapper à nos services de renseignement et à nos systèmes de surveillance extrêmement sophistiqués », a écrit Donald Trump, qualifiant l’ayatollah de « l’un des personnages les plus malfaisants de l’Histoire ».

L’armée israélienne a annoncé dans la soirée l’élimination de sept hauts responsables iraniens, dont le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême.

À Téhéran, la télévision d’État a confirmé le décès et affirmé que « la voie et la mission » du guide suprême seraient poursuivies « avec davantage de vigueur et de zèle ».

Un dirigeant au pouvoir quasi absolu

Âgé de 86 ans, Ali Khamenei occupait la fonction de guide suprême depuis 1989, après la mort du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini.

En tant que chef du système théocratique iranien, il détenait un pouvoir déterminant sur les affaires religieuses, politiques et militaires. Ses portraits étaient omniprésents dans l’espace public et la question de sa succession n’avait jamais été abordée officiellement.

Né en 1939 à Machhad dans une famille religieuse azérie modeste, il avait étudié à Najaf et à Qom, hauts lieux du chiisme. Opposant au chah Mohammad Reza Pahlavi, il avait connu la prison avant la révolution islamique de 1979.

Un règne marqué par les crises

Les trois décennies et demie de son autorité ont été ponctuées de contestations majeures. En 2009, le Mouvement vert a dénoncé une réélection jugée frauduleuse du président Mahmoud Ahmadinejad. En 2022, le soulèvement « Femmes, Vie, Liberté » a éclaté après la mort en détention de Mahsa Amini.

Sous son autorité, la République islamique a été régulièrement accusée par des ONG et par l’ONU de violations graves des droits humains. Khamenei dénonçait fréquemment des « complots » ourdis, selon lui, par les États-Unis et Israël, qualifiés de « Grand Satan » et d’ennemi juré.

Une succession incertaine

La disparition du doyen des chefs d’État du Moyen-Orient ouvre une période d’incertitude majeure. Le mécanisme constitutionnel prévoit que l’Assemblée des experts désigne un successeur, mais les équilibres internes du régime pourraient être profondément bousculés dans un contexte de guerre ouverte.

Alors que les frappes se poursuivent et que l’Iran promet des représailles, la mort d’Ali Khamenei marque un tournant historique dont les répercussions dépasseront largement les frontières iraniennes.

Source :

France Info

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