À Tel-Aviv, des milliers d’Israéliens ont manifesté pour exiger la création d’une commission d’enquête d’État indépendante sur les défaillances ayant précédé l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas. Les protestataires redoutent qu’une commission désignée par le gouvernement du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Benjamin Netanyahu ne serve à exonérer le Premier ministre. La contestation s’inscrit dans un climat politique toujours sous tension.
La pression monte en Israël autour des responsabilités liées à l’attaque du 7 octobre 2023. Samedi 7 février 2026, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv pour réclamer la mise en place d’une commission d’enquête d’État indépendante chargée d’examiner les circonstances ayant permis l’assaut mené par le Hamas dans le sud du pays.
Les manifestants dénoncent l’idée d’une enquête pilotée ou encadrée par le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Selon eux, une commission désignée par l’exécutif risquerait d’aboutir à des conclusions politiques, susceptibles d’« exonérer » le Premier ministre en fonction depuis de nombreuses années. Ils exigent une instance perçue comme impartiale, à l’image des commissions d’enquête d’État déjà constituées par le passé en Israël après des crises majeures.
Quelques jours plus tôt, Benjamin Netanyahu avait indiqué avoir transmis un document détaillant les réponses du gouvernement sur sa conduite avant le massacre, dans le cadre d’une investigation menée par le contrôleur de l’État. Les éléments avancés suggéreraient que l’appareil sécuritaire israélien aurait opéré sur la base d’une hypothèse erronée : celle d’un Hamas dissuadé, davantage intéressé par des arrangements économiques que par une offensive d’envergure contre l’État hébreu.
Une demande de vérité portée par les familles
Les rassemblements hebdomadaires, organisés depuis plusieurs semaines, mettent en avant la nécessité d’une enquête « non politique ». Parmi les participants figurait Michel Illouz, père de Guy Illouz, tué lors de l’attaque. À la tribune, il a déclaré qu’une commission d’enquête indépendante était due aux victimes et à leurs proches.
Dans une intervention empreinte d’émotion, il a énuméré les morts, les otages, les familles brisées, les soldats mobilisés et les habitants déplacés, estimant que l’État devait rendre des comptes sur « le jour le plus sombre » de son histoire récente. L’attaque du 7 octobre, qualifiée de pire massacre terroriste jamais perpétré sur le sol israélien, continue de marquer profondément la société.
Un débat institutionnel crucial
Au-delà de la dimension mémorielle et émotionnelle, la question est institutionnelle. En Israël, une commission d’enquête d’État dispose de pouvoirs étendus, y compris celui de contraindre des responsables politiques et militaires à témoigner sous serment. Pour les opposants au gouvernement, seule une telle structure permettrait d’établir de manière transparente les responsabilités politiques et sécuritaires.
Depuis fin 2025, des manifestations régulières se sont intensifiées en Israël, surtout à Tel-Aviv mais aussi dans d’autres villes, pour réclamer une commission d’enquête d’État indépendante sur l’attaque du 7 octobre 2023.
Entre novembre et décembre 2025, plusieurs mobilisations rassemblent des milliers de personnes, souvent organisées par les familles de victimes et soutenues par des figures de l’opposition. Les protestataires accusent le gouvernement et Benjamin Netanyahou de refuser une enquête réellement indépendante et dénoncent une commission jugée biaisée car choisie par l’exécutif.
Le mouvement se poursuit début 2026 avec des rassemblements hebdomadaires, dont celui du 7 février où des proches de victimes réclament une enquête « non politique ».
Sources :
i24NEWS – Tel Aviv: Israelis call for state inquiry into Oct. 7 failings – 7 février 2026 – lien