Face à une reproduction du tableau La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, Nicolas Dupont-Aignan a livré une charge virulente contre la politique française et européenne en matière de régulation du numérique dans une vidéo publié le 4 février dernier sur X. Pour le président de Debout la France, la France ne serait plus aujourd’hui un symbole de liberté, mais serait devenue, au contraire, un emblème mondial de la censure sur les réseaux sociaux.
Au coeur de sa prise de parole figure la perquisition menée en France au siège du réseau social X. Un événement que Nicolas Dupont-Aignan qualifie de « très mauvais signal » et de « mise en scène », estimant qu’il s’agirait d’une opération politique destinée à discréditer la liberté d’expression.
La crise du Covid en toile de fond
L’ancien candidat à l’élection présidentielle affirme que les autorités américaines ont réagi fermement à cette perquisition. Selon lui, elles auraient rappelé que, durant la crise sanitaire, la Commission européenne avait exercé des pressions sur les plateformes afin de censurer les voix contestant le récit officiel sur le Covid et les vaccins.
Il évoque notamment la suppression de contenus mettant en avant des effets secondaires graves sur la santé humaine, estimant que ces informations auraient été étouffées alors même que certains vaccins n’avaient pas bénéficié, selon lui, d’un recul suffisant.
Des accusations de censure électorale
Nicolas Dupont-Aignan va plus loin en affirmant que le ministère de la Justice américain aurait mis en lumière des demandes de censure formulées par la Commission européenne dans six pays, lors de huit élections distinctes. Ces demandes auraient visé, selon lui, à faire taire des voix dissidentes sur les réseaux sociaux.
L’élu cite également le cas de la Roumanie, où l’annulation du second tour de l’élection présidentielle avait été justifiée par une supposée ingérence russe sur TikTok. Une version des faits qu’il conteste frontalement, affirmant qu’aucune ingérence n’aurait en réalité été démontrée.
Un récit officiel imposé selon lui par l’exécutif
Pour Nicolas Dupont-Aignan, l’ensemble de ces éléments traduirait une volonté politique claire du président Emmanuel Macron et de l’Union européenne d’imposer un récit officiel. Un récit déjà dominant dans les médias traditionnels, mais qui, selon lui, ne parviendrait pas à s’imposer sur les réseaux sociaux en raison de la liberté d’expression qu’ils permettent encore.
Il insiste sur cette dimension personnelle et citoyenne : « Je suis libre de m’y exprimer, vous êtes libres de m’écouter », affirmant que cette liberté expliquerait précisément les tentatives de régulation et de censure qu’il dénonce.
Cap sur 2027
Dans la dernière partie de son intervention, Nicolas Dupont-Aignan inscrit cette question dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Il met en garde contre un scrutin qu’il estime menacé, évoquant le risque d’une manipulation politique et appelant explicitement à la résistance.
Pour lui, la bataille autour de la liberté d’expression et des réseaux sociaux dépasse le cadre numérique. Elle constituerait l’un des enjeux centraux du débat démocratique à venir et, plus largement, de l’avenir politique du pays.