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Photo : Compte Facebook d'Anne Le Hénanff

Interdiction des réseaux sociaux : la ministre du Numérique évoque un futur débat sur les VPN

Au lendemain de l’adoption d’un texte interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a évoqué la question des VPN comme « prochain sujet » de réflexion. Une déclaration qui suscite déjà des réactions politiques et relance le débat sur l’équilibre entre protection des mineurs et libertés numériques.

Quelques jours après le vote de la proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à proscrire l’usage du téléphone portable dans les lycées, le gouvernement continue de préciser sa doctrine en matière de régulation numérique. Invitée sur Franceinfo ce vendredi 30 janvier, Anne Le Hénanff a défendu un texte qu’elle qualifie d’« étape très importante », rappelant que la France devient ainsi le premier pays européen à fixer un âge légal à 15 ans pour l’accès aux plateformes sociales.

L’entretien a rapidement porté sur les limites pratiques du dispositif, notamment la possibilité pour les mineurs de contourner l’interdiction à l’aide de VPN, ces réseaux privés virtuels permettant de masquer certaines données de navigation et de sécuriser une connexion. Largement utilisés dans un cadre professionnel ou pour la protection de la vie privée, les VPN sont parfaitement légaux en France tant qu’ils ne servent pas à des fins illicites.

Face à cette critique récurrente, la ministre a relativisé l’ampleur du problème. Selon elle, l’âge moyen de création d’un premier compte sur un réseau social serait de 8 ans et demi, un âge auquel les enfants ne savent généralement pas qu’« existe un VPN ». Tout en reconnaissant que le texte voté n’est « qu’un début », elle a néanmoins laissé entendre que d’autres mesures pourraient suivre. « Les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste », a-t-elle déclaré, une phrase qui a immédiatement cristallisé les inquiétudes.

Sur le réseau social X, le député RN Guillaume Bigot a repris mot pour mot cette formule pour dénoncer, selon lui, un glissement du discours gouvernemental. Il accuse la majorité présidentielle de dépasser le cadre de la protection des enfants pour s’engager dans une logique qu’il juge attentatoire aux libertés de l’ensemble de la population.

Même son de cloche du côté du fondateur des Patriotes, Florian Philippot qui compare la France à la Corée du Nord.

Les acteurs du secteur des VPN, de leur côté, rappellent d’ailleurs que l’interdiction pure et simple de ces outils n’existe que dans un nombre très limité de régimes autoritaires, comme l’Irak, la Biélorussie ou… la Corée du Nord. D’autres États, à l’image de la Russie, de la Chine ou du Pakistan, en encadrent strictement l’usage, souligne notamment le fournisseur CyberGhost.

Sources :

Le Figaro.

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