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Marina Ferrari. Photo : @Gezelin Gree - MEFSIN

Coupe du monde 2026 : la France exclut pour l’instant tout boycott malgré les tensions politiques

Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient autour des États-Unis, pays hôte principal de la Coupe du monde de football 2026, la France a tenu à clarifier sa position. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a affirmé mardi qu’il n’existe, à ce stade, aucune volonté de boycott de la part du gouvernement français. Une prise de position qui intervient dans un contexte diplomatique tendu, alimenté notamment par les déclarations et initiatives du président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald Trump.

La perspective d’un boycott de la Coupe du monde de football 2026 a émergé ces dernières semaines dans le débat public européen. En cause, plusieurs dossiers sensibles impliquant les États-Unis, parmi lesquels les relations avec le Venezuela ou encore les déclarations controversées autour du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark.

En France, certaines voix politiques ont appelé à envisager une réponse forte. Le député Éric Coquerel a notamment évoqué l’hypothèse d’un boycott sportif comme levier politique, relançant un débat ancien sur l’articulation entre diplomatie et grandes compétitions internationales.

La position officielle du gouvernement français

En marge des vœux du CNOSF, Marina Ferrari a tenu à désamorcer la polémique.

« Au stade où nous parlons, il n’y a pas de volonté de boycott de cette grande compétition du côté de notre ministère », a-t-elle déclaré, tout en reconnaissant que la situation internationale pouvait évoluer.

La ministre a insisté sur la nécessité de dissocier le sport de la politique, rappelant que la Coupe du monde constitue avant tout un événement majeur pour les sportifs, les supporters et l’écosystème du football mondial. Une ligne de conduite qui tranche avec certains précédents récents, comme l’exclusion de la Russie de plusieurs compétitions internationales après l’invasion de l’Ukraine.

Un Mondial largement américain

Prévue du 11 juin au 19 juillet 2026, la Coupe du monde sera organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les États-Unis accueilleront toutefois la majorité des rencontres, dont les demi-finales et la finale. Sur les 104 matchs programmés, 78 se dérouleront sur le sol américain.

Cette centralité logistique rend, de fait, toute remise en cause du pays hôte extrêmement improbable. D’autant plus que la gouvernance du football mondial reste étroitement liée aux autorités américaines, notamment via la FIFA, dirigée par Gianni Infantino, réputé proche de l’administration Trump.

Des appels au boycott marginaux en Europe

Si des prises de position critiques ont également émergé en Angleterre ou en Allemagne, aucune grande nation du football n’a, à ce jour, engagé de démarche officielle visant à remettre en cause sa participation au tournoi. Les fédérations nationales privilégient une approche prudente, renvoyant toute décision à leurs instances sportives plutôt qu’aux gouvernements.

Le Danemark, directement concerné par le dossier groenlandais, n’a pas non plus laissé entendre qu’il pourrait se retirer de la compétition, malgré la qualification de sa sélection nationale.

Source : RMC/BFMTV


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