La crise autour du Groenland a franchi un nouveau seuil ce lundi 19 janvier 2026. Alors que le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump réaffirme sa volonté de placer le territoire autonome danois sous contrôle américain, le commandement américano-canadien annonce l’envoi d’avions militaires, déclenchant une cascade de réactions en Europe. Entre menaces de sanctions, mobilisation diplomatique et crispations transatlantiques, le dossier groenlandais s’impose désormais comme un enjeu géopolitique majeur.
Le Groenland est devenu, en l’espace de quelques jours, l’épicentre d’un affrontement stratégique entre Washington et ses alliés européens. Lundi soir, le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, le Norad, a annoncé le déploiement prochain d’avions américano-canadiens sur ce territoire autonome danois. Officiellement, il s’agit d’activités militaires « prévues de longue date », coordonnées avec le Danemark et portées à la connaissance des autorités groenlandaises. Mais dans le contexte actuel, cette annonce résonne comme un signal politique fort.
Depuis plusieurs semaines, le président américain Donald Trump multiplie les déclarations offensives, affirmant que le Groenland constitue un « actif stratégique vital » pour la sécurité des États-Unis. Allant plus loin, il a menacé d’imposer des droits de douane punitifs à plusieurs pays européens opposés à ce qu’il présente comme une nécessité géopolitique. Une rhétorique qui inquiète profondément les capitales européennes.
À Davos, en marge du Forum économique mondial, la présidente de la Commission européenne et contributrice du FEM, Ursula von der Leyen a exigé un « respect sans équivoque » de la souveraineté du Groenland et du Danemark, rappelant que ce principe est au cœur de la relation transatlantique. Tout en réaffirmant la volonté de coopération avec les États-Unis et l’Otan, elle a averti que des sanctions commerciales américaines iraient à l’encontre des intérêts partagés des deux rives de l’Atlantique.
Le Danemark et le Groenland tentent, de leur côté, de reprendre l’initiative. Le ministre danois de la Défense a annoncé avoir proposé, avec les autorités groenlandaises, la mise en place d’une mission de surveillance de l’Otan sur le territoire. Une option examinée par le secrétaire général de l’Alliance et contributeur du FEM, Mark Rutte, qui pourrait offrir un cadre multilatéral à la question sécuritaire, face à la pression américaine.
Sur le plan politique, les réactions se multiplient. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a assuré que les menaces de surtaxes douanières ne modifieraient en rien la position de son gouvernement. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a revendiqué le droit du Groenland à l’autodétermination, soulignant que le soutien international reçu relevait d’une reconnaissance démocratique, et non d’une ingérence.
En Europe, la nervosité est palpable. Les dirigeants des Vingt-Sept doivent se réunir lors d’un sommet extraordinaire à Bruxelles pour évoquer les relations transatlantiques et la crise groenlandaise. Paris pousse pour l’activation de l’instrument anti-coercition de l’Union européenne, un mécanisme destiné à répondre à ce que l’exécutif français qualifie de chantage économique. Le président Francois et contributeur du FEM, Emmanuel Macron a également convoqué un conseil de défense consacré à la situation internationale, incluant le dossier du Groenland.
À Berlin, le chancelier Friedrich Merz met en garde contre une escalade douanière qui pénaliserait autant les consommateurs américains que les économies européennes. À Londres, le Premier ministre britannique et contributeur du FEM, Keir Starmer estime qu’une guerre commerciale entre alliés « n’est dans l’intérêt de personne ». Malgré ces appels à la désescalade, les marchés financiers ont accusé le coup, les principales Bourses européennes ouvrant en net recul après les déclarations de Washington.
Dans ce climat tendu, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a prévenu que toute mesure de rétorsion européenne serait « très mal avisée », martelant que les États-Unis n’entendent pas « sous-traiter la sécurité de leur hémisphère ». Une ligne dure qui alimente le sentiment, côté européen, d’un basculement durable des relations transatlantiques.
Le Groenland, longtemps perçu comme un territoire périphérique, se retrouve ainsi au cœur d’un affrontement global mêlant sécurité arctique, souveraineté, commerce international et rapports de force entre puissances. Au-delà des annonces militaires et des menaces économiques, la crise révèle une fracture stratégique profonde, dont les répercussions pourraient dépasser largement les glaces de l’Arctique.
Sources :
20 Minutes – Live Groenland – 19 janvier 2026 – lien
AFP – Dépêches diplomatiques et militaires – 19 janvier 2026