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Image : Capture d'écran X.

Fourgonnettes autonomes en Chine : des véhicules de livraison sans conducteur pour répondre à la problématique du dernier kilomètre

En Chine, les véhicules de livraison autonomes du dernier kilomètre sont déjà une réalité opérationnelle, mais leur comportement parfois imprévisible, largement relayé sur les réseaux sociaux, souligne les limites techniques et réglementaires d’une conduite sans conducteur encore immature. Ces véhicules apparaissent toutefois comme une promesse permettant de répondre à la problématique du dernier kilomètre, la portion la plus courte d’un trajet de livraison, mais aussi la plus coûteuse, polluante et complexe du point de vue écologique.

Dans plusieurs villes chinoises, la révolution du dernier kilomètre est déjà en marche. De petites fourgonnettes de livraison sans cabine, sans volant et sans conducteur circulent désormais dans l’espace public pour acheminer colis et marchandises. Des groupes logistiques comme ZTO Express ou J & T Express ont massivement investi dans ces véhicules à conduite entièrement autonome, conçus pour optimiser les livraisons urbaines et rurales.

Le 14 novembre dernier, ZTO Express annonçait la mise en service officielle d’un nouveau modèle de fourgonnette autonome dans la ville de Qionghai. Capable d’atteindre 40 km/h, l’engin est volontairement limité afin d’éviter les voies rapides, mais peut parcourir jusqu’à 180 kilomètres avec une seule charge électrique. Selon l’entreprise, une tournée complète permettrait la livraison d’environ un millier de colis, illustrant l’ambition industrielle de ces solutions automatisées.

Sur le terrain, la réalité apparaît toutefois plus contrastée. Depuis plusieurs semaines, des vidéos abondamment partagées sur les réseaux sociaux montrent ces fourgonnettes livrées à elles-mêmes dans des situations pour le moins déroutantes. On les voit tenter de gravir des trottoirs trop hauts, s’aventurer hors des chaussées, rester bloquées dans du béton encore frais ou progresser en traînant un scooter accroché par inadvertance. D’autres images les montrent simplement immobiles au milieu de la voie, incapables de gérer un obstacle imprévu.

Ces scènes, devenues virales, ont rapidement transformé les véhicules de livraison autonomes chinois en véritables « mèmes » internet. Derrière l’amusement, elles révèlent surtout une programmation rigide, guidée par un objectif prioritaire : atteindre coûte que coûte le point de destination, même lorsque le contexte urbain exige adaptation, anticipation ou arbitrage.

L’épisode met en lumière un enjeu central de la conduite autonome : la nécessité d’un cadre technique et légal précis. Aux États-Unis, ces technologies restent cantonnées à des usages expérimentaux et à des zones strictement définies. En Europe, leur encadrement fait encore l’objet de longues discussions réglementaires. La Chine, à l’inverse, bénéficie d’un cadre bien plus permissif, favorisant un déploiement rapide mais exposant l’espace public à des comportements mécaniques parfois incompatibles avec la vie collective.

Dans certains États américains, des taxis autonomes circulent déjà, mais selon des règles strictes, avec des algorithmes largement entraînés sur des scénarios complexes et une supervision humaine indirecte. Tesla ambitionne d’ailleurs de commercialiser son Cybercab sans volant à l’horizon 2027.

Sources :
Caradisiac
Images et vidéos relayées sur X (Twitter) – janvier 2026

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