Marine Le Pen a comparu ce mardi 13 janvier devant la cour d’appel de Paris dans le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. Condamnée en première instance à une peine d’inéligibilité immédiate, la cheffe de file du RN joue désormais son avenir politique et sa possible candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Le rendez-vous judiciaire est capital. Ce mardi 13 janvier, Marine Le Pen s’est présentée à la cour d’appel de Paris pour l’ouverture du procès en appel de l’affaire dite des assistants parlementaires du Rassemblement national. La députée du Pas-de-Calais, arrivée peu avant 13 h 15 dans la salle d’audience, s’est installée sans un mot, le visage fermé, échangeant brièvement avec d’autres prévenus.
Aux côtés de Marine Le Pen comparaissent dix autres prévenus, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale. Parmi eux figurent notamment Louis Aliot, actuel maire de Perpignan, et Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du Front national, tous deux arrivés peu après la cheffe de file du RN.
L’audience se tient dans la première chambre civile de la cour d’appel de Paris, une salle chargée d’histoire judiciaire, où furent jugées des figures et des affaires majeures de la vie politique française, de Philippe Pétain à l’affaire Clearstream. Les débats doivent s’ouvrir officiellement à partir de 13 h 30.
En première instance, le tribunal correctionnel avait estimé que le Front national, devenu RN, avait mis en place entre 2004 et 2016 un système destiné à détourner les enveloppes allouées aux eurodéputés. Selon la justice, des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen travaillaient en réalité pour le parti. À l’exception d’un expert-comptable, l’ensemble des prévenus et le RN avaient été condamnés le 31 mars 2025.
Marine Le Pen avait alors écopé de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, assortis d’une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate. Une sanction qui avait provoqué de vives réactions politiques et placé la dirigeante d’extrême droite dans une situation délicate à l’approche de la présidentielle de 2027. Une confirmation de cette condamnation en appel l’écarterait de facto de la course à l’Élysée.
Ce procès en appel revêt donc une dimension éminemment politique. Au-delà des enjeux judiciaires, c’est l’avenir du leadership du RN et sa stratégie pour la prochaine échéance présidentielle qui se jouent dans cette salle d’audience. Les débats devraient s’étendre sur plusieurs jours, avec l’examen détaillé des responsabilités individuelles et du rôle du parti en tant que structure.
Sources :
Ouest-France – Affaire des assistants du RN : l’audience va démarrer – 13 janvier 2026 – https://www.ouest-france.fr