You are currently viewing Crans-Montana : la gérante française du bar au cœur des soupçons après l’incendie meurtrier
Image : Capture d'écran BFMTV.

Crans-Montana : la gérante française du bar au cœur des soupçons après l’incendie meurtrier

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:REGION
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

L’enquête sur l’incendie du bar Constellation à Crans-Montana, qui a coûté la vie à quarante personnes lors de la nuit du Nouvel An, connaît un nouveau rebondissement. Selon la presse italienne, la gérante française de l’établissement aurait été filmée en train de quitter les lieux avec la caisse, sans porter secours aux clients piégés par les flammes.

Les zones d’ombre autour du drame de Crans-Montana continuent de s’épaissir. D’après des révélations publiées hier par le quotidien italien La Stampa, relayant La Repubblica, Jessica Moretti, gérante française du bar Constellation, est désormais soupçonnée d’avoir pris la fuite avec la caisse de l’établissement au moment de l’incendie qui a ravagé le sous-sol dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, faisant quarante morts et plus d’une centaine de blessés.

Selon ces informations, deux caméras de surveillance auraient filmé la scène. Les images montreraient Jessica Moretti quittant précipitamment les lieux, le bras brûlé, serrant contre elle la caisse du bar, alors que les clients se trouvaient encore à l’intérieur, prisonniers des flammes. Un élément particulièrement accablant pour les enquêteurs, susceptible d’étayer une accusation de non-assistance à personne en danger.

La nuit du drame, la gérante se trouvait sur place, contrairement à son époux, Jacques Moretti, également copropriétaire de l’établissement. Le couple fait actuellement l’objet d’une procédure pénale en Suisse pour « homicide par négligence », « lésions corporelles par négligence » et « incendie par négligence ». Les autorités judiciaires du canton du Valais poursuivent leurs investigations afin de déterminer les responsabilités exactes dans cette catastrophe qui a bouleversé la station alpine.

Mardi, les deux gérants ont assuré publiquement qu’ils ne se « déroberaient pas » à l’enquête. Ils doivent être auditionnés vendredi par le ministère public à Sion, capitale du canton du Valais, une étape clé pour éclaircir le déroulement précis des faits et le comportement des responsables de l’établissement au moment de l’incendie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le sinistre aurait été déclenché par des bougies dites « fontaines », utilisées à l’intérieur du bar, qui seraient entrées en contact avec le plafond du sous-sol. Les flammes se sont alors propagées extrêmement rapidement, piégeant une clientèle majoritairement composée d’adolescents et de jeunes adultes, dans un espace mal ventilé et difficile d’accès.

Dans un communiqué diffusé après le drame, le couple de propriétaires s’est dit « dévasté et envahi par le chagrin ». Mais ces déclarations n’ont pas apaisé l’émotion ni la colère, alors que de nombreuses familles de victimes réclament des réponses et des responsabilités claires. Le drame de Crans-Montana a également relancé un débat plus large sur la sécurité des établissements de nuit en station de ski et sur des pratiques jugées dangereuses, longtemps tolérées dans le milieu festif.

Sources :

La Stampa – Révélations sur l’enquête – publié aujourd’hui – https://www.lastampa.it

La Repubblica – Informations judiciaires – publié aujourd’hui – https://www.repubblica.it

AFP – Développements de l’enquête suisse – aujourd’hui

Laisser un commentaire