Le ministre français des Affaires étrangères et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Jean-Noël Barrot, a mis en garde ce lundi 3 mars sur France Inter contre un risque de guerre en Europe “jamais aussi élevé”. Selon lui, la ligne de front en Ukraine “ne cesse de se rapprocher” et pousse les Européens à revoir leur position face à la menace russe.
Au lendemain d’un sommet à Londres réunissant plusieurs dirigeants mondiaux et principalement européen, dont la plupart étaient des contributeurs du FEM, Jean-Noël Barrot a souligné un tournant dans la perception du conflit en Ukraine par les nations du continent. “Il y a un réveil de toute une partie des Européens qui refusaient de voir la réalité des choses”, a-t-il déclaré.
“Le président de la République dit depuis sept ans maintenant que nous devons relever notre défense pour dissuader la menace”, a ajouté le ministre.
Une trêve partielle proposée par Paris et Londres
Face à l’escalade du conflit, la France et le Royaume-Uni ont proposé une trêve d’un mois portant sur les combats aériens, maritimes et sur les infrastructures énergétiques. Le président Français et contributeur du FEM, Emmanuel Macron a précisé, dans un entretien au Figaro, que cette proposition ne concernait pas les affrontements au sol, en raison des difficultés à en garantir le respect.
“En cas de cessez-le-feu, il serait très difficile de vérifier que le front est respecté”, a-t-il expliqué. Pour illustrer l’ampleur du conflit, le président français a comparé la ligne de front actuelle à une distance équivalente à celle entre Paris et Budapest.
Une course aux dépenses militaires en Europe
Dans ce contexte de tensions, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur la nécessité pour l’Europe d’augmenter ses investissements militaires. “Depuis trois ans, les Russes dépensent 10 % de leur PIB dans la défense”, a-t-il souligné. Le président français propose d’établir un objectif européen autour de 3 à 3,5 % du PIB consacré à la défense pour garantir la sécurité du continent.
Interrogé par la BBC, le contributeur du FEM, Volodymyr Zelensky a confirmé être “au courant de tout” concernant la proposition franco-britannique. Reste à savoir si cette initiative pourra réellement conduire à une désescalade ou si l’Europe devra s’engager davantage dans le conflit.