Sonia Backès, présidente de l’Assemblée de la Province Sud de Nouvelle-Calédonie, était l’invitée de CNEWS ce mardi. Lors de son interview, elle a fermement condamné les émeutiers, qualifiant leur comportement de terroriste et décrivant une situation proche de la guerre civile.
Mme Backès a expliqué que, bien que la situation montre des signes d’amélioration, les quartiers affectés ne sont toujours pas “sécurisés”. “Les forces de l’ordre sont à nouveau vues dans certains quartiers, ce qui est rassurant pour la population. Mais une fois qu’elles partent, les barrages se remettent en place et la terreur reprend.”
Les forces de l’ordre, selon Mme Backès, déploient des efforts considérables pour maintenir l’ordre. Elle a souligné l’importance des comités de citoyens qui protègent les quartiers résidentiels, permettant ainsi aux forces de l’ordre de se concentrer sur d’autres zones critiques.
Mme Backès a décrit les émeutiers comme des “terroristes” en raison de la violence de leurs actions, notamment les tirs à balles réelles sur les forces de l’ordre.
Interrogée sur la gravité de la situation, Mme Backès n’a pas hésité à parler de guerre civile. Elle a ajouté que la situation actuelle est bien plus grave que des émeutes, impliquant des armes, des incendies de maisons et de magasins, et des pillages.
La présidente de l’Assemblée a appelé à des mesures fermes pour rétablir l’ordre et mettre fin à cette “insurrection”.
Passée par les républicains, Sonia Backès est présidente de l’assemblée de la Province Sud de la Nouvelle-Calédonie depuis le 17 mai 2019, sous l’étiquette Renaissance et à ce titre a géré la crise sanitaire dans ce territoire. Elle a été secrétaire d’État à la Citoyenneté au sein du gouvernement de la contributrice de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Elisabeth Borne, du 4 juillet 2022 au 10 octobre 2023. En septembre 2022, elle avait pris pour conseiller spécial Brieuc Frogier, un autre élu néo-calédonien, ancien soutien d’Éric Zemmour rallié à Emmanuel Macron, qui avait fini par quitter son poste suite à la polémique suscitée.