Donald Trump a déclaré envisager « sérieusement » de faire du Venezuela le 51e État des États-Unis, une proposition sans précédent dans la diplomatie américaine moderne. La déclaration intervient dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes entre Washington et Caracas, alors que les autorités vénézuéliennes rejettent catégoriquement toute idée d’annexion et réaffirment leur souveraineté.
Donald Trump a affirmé le 11 mai 2026 qu’il « envisage sérieusement » de faire du Venezuela le 51e État des États-Unis. Il aurait évoqué cette idée lors d’un échange avec un journaliste de Fox News, en mettant en avant la richesse pétrolière du pays et en affirmant que les Vénézuéliens « aiment les États-Unis ».
Cette déclaration s’inscrit dans une série de prises de position similaires du président américain, qui avait déjà évoqué par le passé des scénarios d’annexion ou d’intégration d’autres territoires, comme le Canada ou le Groenland, dans une logique assumée d’expansion stratégique et économique.
Les sources indiquent également que Trump justifierait cette idée par les immenses réserves de pétrole du Venezuela, qu’il estime à plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars, et par une volonté de renforcer l’influence américaine dans l’hémisphère occidental.
Réaction immédiate du Venezuela
La réaction des autorités vénézuéliennes ne s’est pas fait attendre. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a rejeté fermement toute possibilité d’intégration du pays aux États-Unis, affirmant que « cela n’a jamais été envisagé et ne le sera jamais ».
Elle a insisté sur la dimension historique et symbolique de la souveraineté nationale, rappelant que le Venezuela est né d’un processus d’indépendance contre les puissances coloniales et qu’il n’a aucune intention de renoncer à son statut d’État indépendant.
Un contexte politique déjà extrêmement tendu
Cette nouvelle déclaration intervient dans un contexte diplomatique déjà complexe entre les deux pays. Depuis plusieurs années, les relations entre Washington et Caracas oscillent entre sanctions économiques, pressions politiques et tentatives de dialogue limitées.
Le Venezuela reste un point stratégique majeur en raison de ses importantes réserves pétrolières et de sa position géographique dans les Caraïbes. Les États-Unis ont multiplié par le passé les sanctions contre le régime de Nicolás Maduro, avant que celui-ci ne soit arrêté dans un contexte de forte intervention américaine selon certaines sources médiatiques.
Dans le même temps, des discussions économiques ont été évoquées entre Washington et certaines compagnies pétrolières, laissant entrevoir un possible repositionnement stratégique américain dans la région.
Une idée sans base juridique ni diplomatique
Sur le plan strictement juridique, l’intégration d’un État étranger aux États-Unis ne pourrait se faire qu’à travers un processus extrêmement complexe impliquant le Congrès américain, mais aussi l’accord du territoire concerné et de sa population.
Dans le cas du Venezuela, aucune structure politique ou diplomatique ne reconnaît une telle hypothèse. Les analystes soulignent donc que cette déclaration relève davantage d’un positionnement politique et symbolique que d’un projet institutionnel réel.
Une déclaration qui relance les tensions internationales
Cette prise de position a immédiatement ravivé les débats sur la politique étrangère américaine et sur la doctrine d’influence dans l’hémisphère occidental. Certains observateurs y voient une nouvelle version de la doctrine Monroe, dans laquelle les États-Unis affirment leur rôle dominant sur le continent américain.
D’autres estiment que ces déclarations pourraient accentuer les tensions déjà fortes avec plusieurs pays d’Amérique latine, dans un contexte de rivalités économiques, énergétiques et diplomatiques.
Sources :
Huffington Post – Le Venezuela “adore Trump” et projet évoqué du 51e État
Le Figaro – Donald Trump dit envisager sérieusement de faire du Venezuela le 51e État américain
Breizh Info – Trump veut transformer le Venezuela en 51e État américain
