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Photo : compte X de Romain Eskenazi.

Val-d’Oise : Romain Eskenazi dénonce un acte « glaçant » contre sa famille

À Soisy, dans le Val-d’Oise, une famille juive a découvert une croix gammée gravée sur le capot de sa voiture, stationnée devant son domicile. Le député socialiste Romain Eskenazi, frère de la victime, a dénoncé un acte « glaçant, terrifiant, révoltant », rapidement condamné par Olivier Faure.

Samedi 16 mai 2026, Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise, a rendu public un acte antisémite visant sa propre famille : sa sœur et son mari, de confession juive, ont découvert une croix gammée gravée sur le capot de leur voiture, devant leur domicile à Soisy. Leur fille de 5 ans vit également dans ce foyer désormais visé par une intimidation d’une violence symbolique extrême.

Dans son message publié sur X, le parlementaire a dénoncé un geste « glaçant, terrifiant, révoltant », annonçant le dépôt d’une plainte et remerciant les services de l’État mobilisés pour identifier le ou les auteurs. Le député, membre du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale, a également replacé cette attaque dans un climat plus large de multiplication des actes et discours racistes et antisémites en France.  

La réaction politique n’a pas tardé. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a relayé le message de Romain Eskenazi en condamnant un acte « insupportable » et « inadmissible ». Pour le responsable socialiste, « convoquer le nazisme pour assumer ainsi son antisémitisme » relève à la fois de « la bêtise » et de « la lâcheté ». Il a appelé à ce que le coupable soit retrouvé et condamné.  

Selon le ministère de l’Intérieur, 1 320 actes antisémites ont été recensés en France en 2025, soit 53 % de l’ensemble des faits antireligieux enregistrés cette année-là, malgré une baisse par rapport à 2024. Le ministère souligne aussi que les agressions physiques, verbales ou la haine en ligne représentent une part importante de ces actes.  

L’affaire de Soisy rappelle ainsi une évidence républicaine : l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais un délit. Face à ces inscriptions de haine, la réponse attendue est judiciaire, mais aussi politique et civique. Identifier l’auteur, établir les faits, sanctionner : c’est le minimum. Mais le signal envoyé doit être plus large encore, car laisser prospérer ce type d’intimidation, même à bas bruit, c’est laisser la peur s’installer dans la vie ordinaire.

Sources :
X / Olivier Faure – 16 mai 2026
Assemblée nationale – Fiche de Romain Eskenazi
Ministère de l’Intérieur – Actes antireligieux, tendances 2025

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