La conférence de presse de l’UFC 328 a viré au chaos entre le Tchétchène, Khamzat Chimaev et l’américain, Sean Strickland. Après de longues minutes d’insultes et de provocations, le face-à-face autorisé par Dana White a brutalement dégénéré lorsqu’un coup de pied de Chimaev a déclenché une intervention massive de la sécurité. Une scène explosive qui illustre la haine grandissante entre les deux poids moyens avant leur combat.
L’atmosphère était déjà électrique avant même que les deux hommes ne remontent sur scène. Mais personne n’imaginait sans doute que le traditionnel face-à-face de l’UFC 328 se transformerait en véritable scène d’émeute. Jeudi soir, après une conférence de presse particulièrement tendue, Khamzat Chimaev et Sean Strickland ont offert un spectacle totalement incontrôlable devant les médias et les fans.
Tout avait pourtant été validé par Dana White lui-même. Interrogé plus tôt dans la soirée sur la possibilité d’un face-à-face entre les deux rivaux, le patron de l’UFC avait répondu qu’il l’autoriserait « absolument ». Une décision qui semble aujourd’hui particulièrement risquée tant la tension entre les deux combattants était palpable depuis le début de la conférence.
Pendant près d’une demi-heure, Chimaev et Strickland se sont échangé insultes, provocations et menaces à peine voilées. L’animosité ne relevait plus du simple trashtalk promotionnel classique de l’UFC, alors que l’évènement est présenté aux Etats-Unis comme un choc de civilisation. Les regards, les gestes et les interruptions constantes laissaient déjà présager un dérapage imminent.
Lorsque les deux hommes se sont finalement retrouvés face à face sur scène, Dana White s’est immédiatement placé entre eux afin d’éviter tout contact physique. Autour, plusieurs agents de sécurité et des policiers du département de Newark avaient également pris position, conscients que la situation pouvait basculer à tout moment.
Selon les images relayées sur les réseaux sociaux, Sean Strickland a commencé à provoquer verbalement son adversaire tandis que Khamzat Chimaev répétait : « Je ne te toucherai pas ». Quelques secondes plus tard, tout a explosé.
Alors que les deux poids moyens se rapprochaient dangereusement, Chimaev a soudainement lancé un coup de pied en direction de Strickland. Immédiatement, la sécurité est intervenue pour empêcher une bagarre générale sur scène. Plusieurs agents ont dû retenir Strickland, visiblement hors de lui et cherchant à atteindre son rival malgré le cordon de sécurité.
Dans la confusion, le combattant américain a hurlé à plusieurs reprises : « Espèce de lâche ! », tandis que Chimaev était rapidement éloigné de la zone centrale de la scène. Les vidéos de l’altercation ont envahi les réseaux sociaux en quelques minutes, relançant encore davantage l’intérêt autour de ce combat déjà extrêmement attendu.
Quelques instants après l’incident, Sean Strickland a réagi sur les réseaux sociaux avec un message particulièrement agressif visant son futur adversaire. « C’est exactement ce à quoi je m’attendais de la part d’un lâche », a écrit l’ancien champion des poids moyens.
Cette altercation confirme surtout l’intensité de la rivalité entre les deux hommes. Depuis plusieurs semaines, les échanges entre Chimaev et Strickland deviennent de plus en plus personnels, dépassant largement le cadre sportif habituel. L’UFC joue régulièrement avec cette tension pour promouvoir ses événements, mais la soirée de jeudi rappelle aussi les limites de cet exercice ultra médiatique.
Désormais, l’opposition entre Khamzat Chimaev et Sean Strickland ne ressemble plus seulement à un combat pour une ceinture ou un classement. Elle prend des allures de règlement de comptes personnel, voire civilisationnel, avec une hostilité qui semble bien réelle des deux côtés. Au regard de ses dernières prestations Khamzat Chimaev partira favori, même si des images diffusées sur les réseaux sociaux le montre à cours de forme et laisse présager une possible victoire de l’américain. Réponse dans la nuit du samedi 9 au 10 mai. Le match aura lieu à 3h du matin, heure française.
Sources :
BoxeMag, réseaux sociaux
