L’Union européenne a vivement réagi après l’exécution d’un ressortissant suédois en Iran. La cheffe de la diplomatie européenne et contributrice de l’agenda 2030, Kaja Kallas a dénoncé un « acte brutal de violence insensée ».
Dans un communiqué publié mercredi, elle a condamné une situation qu’elle juge « épouvantable », pointant une dégradation continue des droits humains dans le pays.
Une exécution liée à des accusations d’espionnage
Selon l’agence Mizan Online News Agency, proche du pouvoir judiciaire iranien, la victime, Kourosh Keyvani, avait été arrêtée lors du conflit ayant opposé Iran à Israël en juin 2025.
Il avait été condamné pour espionnage au profit d’Israël, une accusation fréquemment utilisée par les autorités iraniennes dans des affaires sensibles.
Une dénonciation de la peine de mort
Kaja Kallas a appelé Téhéran à abolir la peine capitale, dénonçant une « augmentation alarmante » des exécutions dans le pays.
Cette déclaration s’inscrit dans la ligne constante de l’Union européenne, qui s’oppose fermement à la peine de mort et critique régulièrement son usage en Iran.
Des tensions diplomatiques accrues
Cette exécution intervient dans un contexte déjà tendu entre l’Union européenne et l’Iran, marqué par des désaccords sur les droits humains, le nucléaire et les conflits régionaux.
Elle pourrait encore détériorer les relations diplomatiques, alors que plusieurs pays européens s’inquiètent du sort de leurs ressortissants détenus en Iran.
Pour Bruxelles, cet événement illustre « le vrai visage du régime iranien », selon les mots de Kaja Kallas, et renforce les appels à une pression internationale accrue.
Source : Le Monde.