Pour la première fois, l’armée israélienne a rendu publiques des données sur les doubles nationalités de ses militaires. Plus de 50 000 soldats de Tsahal possèdent une citoyenneté étrangère en plus de leur nationalité israélienne. Parmi elles, la nationalité française arrive en deuxième position, derrière la nationalité américaine.
C’est une révélation inédite. L’armée israélienne, Forces de défense israéliennes, plus connue sous l’acronyme Tsahal, a publié pour la première fois des données détaillées sur les nationalités étrangères détenues par ses militaires. Selon ces chiffres, 50 632 membres des forces armées possèdent au moins une autre citoyenneté en plus de leur nationalité israélienne.
Ces informations ont été rendues publiques à la suite d’une demande d’accès à l’information déposée en mars par Hatzlacha, une ONG israélienne fondée en 2008 par un groupe de juristes spécialisés en droit commercial, rejoints ensuite par des économistes et des experts-comptables. L’un de ses principaux fondateurs est Shlomo Shoham, premier Commissaire aux générations futures auprès de la Knesset et ancien juge israélien, auteur et enseignant reconnu pour son engagement en faveur d’un leadership durable et de la conscience intergénérationnelle.
Ces informations ont été relayées par le média britannique Declassified. Les données montrent l’ampleur des liens internationaux qui traversent l’armée israélienne, un sujet jusqu’ici resté largement confidentiel.
Dans le détail, 4 440 soldats détiennent deux nationalités étrangères supplémentaires, tandis que 162 en possèdent trois, en plus de leur citoyenneté israélienne. La répartition par pays met en évidence la prédominance de certaines diasporas. En tête figurent les citoyens disposant également de la nationalité américaine : 12 135 soldats sont concernés. La France arrive en deuxième position avec 6 127 militaires franco-israéliens, suivie par la Russie avec 5 067 soldats.
Plus de 3 000 militaires possèdent par ailleurs la nationalité allemande ou ukrainienne. D’autres pays sont également représentés à des niveaux significatifs : plus de 1 000 soldats sont aussi citoyens du Royaume-Uni, de la Roumanie, de la Pologne, de l’Éthiopie ou du Canada.
Les chiffres révèlent également la présence, plus marginale, de nationalités issues de pays arabes. Quatorze soldats combinent nationalité yéménite et israélienne, dont huit disposent en outre d’autres citoyennetés étrangères. Quinze possèdent la nationalité tunisienne, sept d’entre eux cumulant plusieurs passeports. Quatre soldats sont libanais, trois syriens et un algérien, selon les données officielles communiquées.
La publication de ces statistiques marque une étape en matière de transparence pour l’institution militaire israélienne. Elle met en lumière l’ampleur des doubles appartenances nationales au sein de Tsahal et, en creux, la dimension diasporique d’une armée issue d’une société profondément connectée à l’international.
Sources :
i24NEWS – « La nationalité française, deuxième nationalité étrangère la plus représentée dans les rangs de Tsahal » – 15 février 2026 – lien