L’enquête sur la découverte d’une tête de porc et d’une affiche antisémite devant le domicile du maire de Nice connaît un nouveau rebondissement. Selon Europe 1, l’un des deux hommes interpellés dans cette affaire aurait entretenu des liens étroits avec l’entourage politique de Christian Estrosi.
Les faits remontent au 27 février 2026, lorsque les policiers découvrent une tête de cochon accompagnée d’une affiche antisémite devant le domicile de Christian Estrosi à Nice. L’affaire provoque immédiatement une vive réaction politique et médiatique.
Dans le cadre de l’enquête, deux hommes ont été interpellés. Selon des éléments rapportés par Europe 1, l’un des suspects, un informaticien décrit comme très diplômé, aurait participé à plusieurs réunions de campagne du maire de Nice.
Il aurait été arrêté mercredi alors qu’il se trouvait à proximité de Christian Estrosi. Lors de sa garde à vue, l’homme a toutefois nié avoir déposé la tête de porc devant le domicile de l’élu.
Une enquête encore pleine d’incertitudes
Les enquêteurs de la police judiciaire de Nice cherchent désormais à comprendre les motivations exactes des suspects et l’éventuelle existence de commanditaires.
« Il est trop tôt pour dire qui sont les commanditaires », indique une source proche du dossier, soulignant que plusieurs pistes restent ouvertes.
La piste d’un groupe de quatre personnes
D’après les premières informations de l’enquête, les deux personnes interpellées seraient de nationalité tunisienne et en situation irrégulière en France. Elles feraient partie d’un groupe de quatre individus identifiés par les enquêteurs.
L’un d’eux aurait notamment acheté la tête de porc utilisée dans cette mise en scène.
Face à la nature sensible de l’affaire, la direction générale de la sécurité intérieure, la DGSI, s’est également intéressée au dossier afin d’examiner la possibilité d’une ingérence étrangère. Pour l’instant, cette hypothèse n’a pas été confirmée.
Une information judiciaire ouverte
Le procureur de la République de Nice doit ouvrir une information judiciaire, et les suspects doivent être présentés à un juge d’instruction en vue d’une possible mise en examen.
De son côté, Christian Estrosi a dénoncé un acte « abject » sur les réseaux sociaux et a annoncé se constituer partie civile par l’intermédiaire de son avocat, Me Olivier Baratelli.
Selon ce dernier, l’un des suspects aurait tenté d’infiltrer l’équipe de campagne du maire sans y être réellement intégré.
Un climat politique tendu
Cette affaire intervient dans un contexte politique sensible, alors que les actes antisémites et les tensions politiques font l’objet d’une attention particulière en France.
L’enquête devra désormais déterminer s’il s’agit d’un acte isolé, d’une provocation politique ou d’une opération organisée, et identifier d’éventuels commanditaires.
Source : Europe 1