Lors d’une récente émission, nos amis Gilles Charles et Patrick Françon de Radio Gaga 42 ont reçu Stéphane Rovera pour retracer son parcours professionnel fascinant. De ses débuts derrière un micro de radio à la direction d’un atelier historique de confection, découvrez comment cet ancien journaliste a opéré une reconversion audacieuse vers l’artisanat d’excellence.
Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, Stéphane Rovera s’est d’abord illustré dans le paysage médiatique. Sa carrière de journaliste a débuté en 1996 à Saint-Étienne, en tant que localier pour la radio NRJ, avant de le propulser en Île-de-France sur une antenne nationale. Il a également exploré le journalisme de télévision, puis a mis ses compétences au service de la communication institutionnelle, en travaillant pour une institution scolaire et une collectivité locale.
Cette longue expérience dans les médias et la communication s’est avérée être un atout stratégique majeur, lui permettant aujourd’hui de moderniser et de valoriser l’image de sa nouvelle entreprise.
2020 : Une remise en question face aux mutations des médias
Le point de bascule de cette carrière s’opère en 2020, juste avant la pandémie de COVID-19. Stéphane Rovera et son ami Cédric Ganger, avec qui il collabore en parfaite entente depuis 16 ans, commencent à s’interroger sur l’avenir des métiers de la communication.
En observant attentivement le marché américain, réputé pour avoir cinq à six ans d’avance sur la France en matière de radio, le duo anticipe d’importants bouleversements, notamment avec l’arrivée massive des podcasts. Face à ces évolutions rapides, ils ressentent le besoin de se réinventer professionnellement.
Le choix stratégique de la reprise d’entreprise
Alors que leur entourage professionnel leur suggérait spontanément de fonder leur propre agence de communication, les deux associés refusent de s’imposer des limites. Ils font un choix stratégique fort : reprendre une entreprise existante plutôt que d’en créer une de toutes pièces. Stéphane Rovera souligne que cette démarche est souvent beaucoup plus adaptée et moins risquée, d’autant qu’il existe de nombreuses “pépites” sur le territoire qui n’attendent qu’à être reprises.
Accompagné par le Réseau Entreprendre Loire, le duo jette son dévolu sur une institution locale : la Maison Gérard Boyer.
La Maison Gérard Boyer : l’attrait d’un savoir-faire historique
Créée en 1946 à Saint-Étienne, cette entreprise célèbre aujourd’hui ses 80 ans et se spécialise dans un domaine bien éloigné des studios d’enregistrement : la fabrication de ceintures et de bretelles.
Ce qui a séduit les deux anciens communicants, c’est l’originalité du produit et son potentiel commercial. Ils ont rapidement identifié deux axes de développement : la ceinture, qui concerne 90 % de la population, et la bretelle, qu’ils travaillent comme un véritable marché de niche.
Aujourd’hui, loin de la rédaction en chef de ses débuts, Stéphane Rovera gère avec passion une équipe de 11 salariés à Villars, prouvant que le virage “du micro à l’atelier” peut être une véritable réussite entrepreneuriale.