En visite en Nouvelle-Calédonie, Marine Le Pen s’est fermement opposée aux déclarations d’Emmanuel Macron sur un éventuel durcissement de la position française à l’égard d’Israël dans le contexte de la guerre à Gaza. Sur le plateau de BFMTV-RMC ce vendredi 30 mai, la présidente du groupe Rassemblement National (RN) à l’Assemblée nationale a critiqué ce qu’elle qualifie de “posture inefficace”, tout en rejetant la reconnaissance immédiate d’un État palestinien.
Réaffirmant que son parti est favorable à la solution à deux États, Marine Le Pen a précisé qu’une reconnaissance immédiate de la Palestine reviendrait à légitimer le Hamas.
“Oui à un État palestinien, non à un État Hamas, un État terroriste qui priverait Israël de sécurité”, a-t-elle martelé, qualifiant le mouvement islamiste de responsable du “pogrom du 7 octobre”.
Contre des sanctions : “Israël a le droit de se défendre”
Interrogée sur les sanctions envisagées par la communauté internationale face à la situation humanitaire à Gaza, Marine Le Pen a défendu l’État hébreu :
“Israël a été attaqué avec une ampleur absolument inouïe. Son droit à se défendre doit être garanti.”
Elle a estimé que les sanctions contre les États sont inefficaces, arguant qu’elles n’ont jamais produit les effets escomptés :
“Agiter cette menace relève plus de la posture que d’une véritable volonté d’efficacité.”
Le Hamas, seul acteur en mesure de “mettre fin au conflit”
Pour la cheffe de file du RN, la responsabilité d’une désescalade repose avant tout sur le Hamas, qu’elle accuse de bloquer la libération des otages israéliens :
“Le Hamas détient encore des otages qu’il se refuse à libérer, alors qu’il sait que cette libération mettrait fin à ce conflit”, a-t-elle affirmé.
Une candidature maintenue pour 2027 malgré sa condamnation
Malgré une condamnation récente à cinq ans d’inéligibilité, Marine Le Pen a confirmé sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, refusant de considérer cette décision judiciaire comme un obstacle politique.
Source : BFMTV.