Au lendemain du premier tour des élections municipales, la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a évoqué les discussions en cours entre différentes forces de gauche pour le second tour. Dans le même temps, la députée a dénoncé un climat politique qu’elle juge inquiétant en France, marqué selon elle par la progression de l’extrême droite et des tensions politiques croissantes.
Mathilde Panot explique que plusieurs alliances locales ont déjà été conclues entre différentes composantes de la gauche. Elle cite notamment le cas de Besançon, où La France insoumise s’est ralliée à une liste écologiste face à une droite qu’elle affirme créditée d’environ 40 % des voix.
Elle évoque également une fusion « programmatique » réalisée à Tours entre plusieurs forces progressistes.
Selon la députée, ces rapprochements illustrent la volonté de son mouvement de prendre ses responsabilités lorsque la situation politique l’exige afin de battre la droite et l’extrême droite.
Des discussions positives avec les écologistes
Mathilde Panot affirme que les échanges avec les écologistes se déroulent dans un climat qu’elle décrit comme « respectueux et digne ». Elle estime que ces discussions avancent normalement en vue de construire des listes communes pour le second tour dans certaines villes.
Ces alliances locales pourraient permettre à la gauche de renforcer ses chances face aux candidats de droite ou du Rassemblement national.
Des négociations plus difficiles avec le Parti socialiste
La députée reconnaît en revanche que les discussions avec le Parti socialiste restent plus complexes dans plusieurs villes.
Elle évoque notamment la situation à Toulouse, où une alliance entre La France insoumise et les socialistes pourrait néanmoins émerger malgré certaines réticences politiques, notamment celles exprimées par la présidente de la région Carole Delga.
Selon Mathilde Panot, les prochaines heures pourraient être décisives pour clarifier les configurations d’alliances à gauche avant le dépôt officiel des listes pour le second tour.
Soutien au député Raphaël Arnault
Au cours de son intervention, la députée insoumise a également apporté son soutien au député Raphaël Arnault, affirmant que celui-ci faisait l’objet de menaces de mort.
Mathilde Panot a assuré que l’élu reviendrait prochainement siéger à l’Assemblée nationale et qu’il reste, selon elle, « plus que jamais nécessaire » dans le contexte politique actuel.
Elle a également répondu aux critiques visant Raphaël Arnault après l’arrestation de trois de ses assistants parlementaires, précisant que celui-ci avait déjà réagi publiquement sur les réseaux sociaux.
Une dénonciation du climat politique
Au-delà des enjeux municipaux, Mathilde Panot a dénoncé un climat politique qu’elle juge de plus en plus préoccupant.
Elle a notamment critiqué les propos d’une ministre ayant qualifié La France insoumise d’« anti-France », une expression qu’elle associe à la rhétorique de l’idéologue d’extrême droite Charles Maurras.
La députée a également visé certaines figures de la droite, évoquant notamment la présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal.
Un appel à l’antifascisme
Dans ce contexte, Mathilde Panot estime que l’antifascisme demeure une nécessité politique.
Elle affirme que la progression de l’extrême droite et certains événements récents, comme l’organisation de marches néo-nazies dénoncées par plusieurs responsables politiques, exigent une vigilance accrue de la part des citoyens et des responsables publics.
Pour la députée insoumise, les alliances locales à gauche et la mobilisation politique doivent ainsi permettre de répondre à ces enjeux lors du second tour des élections municipales.