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Faisal bin Farhan Al Saud. Photo : @首相官邸ホームページ

Moyen-Orient : douze pays condamnent les frappes iraniennes et rappellent le droit à l’autodéfense

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Réunis au niveau ministériel, douze pays du Moyen-Orient et de leur voisinage ont dénoncé des attaques iraniennes menées par missiles balistiques et drones contre des zones civiles et des infrastructures stratégiques. Dans leur déclaration, ils réaffirment aussi le droit des États à se défendre au regard de l’article 51 de la Charte des Nations unies. Cette prise de position commune intervient dans un contexte de forte escalade régionale.  

Les ministres des Affaires étrangères du Qatar, de l’Azerbaïdjan, de Bahreïn, de l’Égypte, de la Jordanie, du Koweït, du Liban, du Pakistan, de l’Arabie saoudite, de la Syrie, de la Turquie et des Émirats arabes unis ont affiché une ligne commune face à l’intensification des tensions régionales. À l’issue d’une réunion tenue à Riyad, ils ont condamné ce qu’ils décrivent comme des attaques iraniennes délibérées, conduites à l’aide de missiles balistiques et de drones, contre des zones résidentielles et des infrastructures civiles.  

Selon les éléments relayés par les autorités qatariennes et confirmés par plusieurs dépêches internationales, les cibles visées comprenaient notamment des installations pétrolières, des usines de dessalement, des aéroports, des bâtiments résidentiels ainsi que des sièges diplomatiques. Cette précision n’est pas anodine. Elle place la question de la protection des civils et des infrastructures critiques au cœur de la réponse diplomatique régionale, alors que la sécurité énergétique et la stabilité des routes stratégiques du Golfe sont déjà sous forte pression.  

Le point politique le plus sensible de la déclaration reste sans doute la référence explicite au droit des États à se défendre, “conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies”, selon le ministère qatari des Affaires étrangères de Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, un habitué de Davos, cité par Reuters. Cette formulation donne une portée juridique et diplomatique plus nette à la condamnation exprimée par les douze pays. Elle traduit aussi une volonté de ne pas laisser la séquence s’installer dans une zone grise, où les frappes contre des infrastructures civiles finiraient par devenir, à force, presque banalisées. Or, sur ce dossier, le message envoyé est tout sauf flou.  

De son côté, l’Arabie saoudite a affirme qu’elle se « réserve le droit » de répliquer militairement l’Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles.

« Nous nous réservons le droit de mener des actions militaires si cela s’avère nécessaire », a déclaré son ministre des Affaires étrangère et contributeur de l’agenda 2030, Faisal bin Farhan bin Abdullah, soulignant que « le Royaume ne cédera pas aux pressions, au contraire celles-ci se retourneront contre leurs auteurs ».

Cette déclaration collective intervient alors que le conflit régional connaît une aggravation rapide. Reuters rapportait le 18 mars 2026 que des installations énergétiques majeures au Qatar, notamment à Ras Laffan, avaient subi d’importants dégâts après des attaques iraniennes. D’autres pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, ont également été confrontés à des tirs ou à des débris liés à des interceptions, nourrissant la crainte d’un embrasement plus large à l’échelle régionale.  

Le président français et contributeur de l’agenda 2030 Emmanuel Macron a proposé un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles notamment énergétiques, disant avoir échangé avec le président américain Donald J. Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, tous deux proches du WEF.

« Il est d’intérêt commun de mettre en oeuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques », a-t-il affirmé sur X, appelant à ce que les populations soient « préservées de l’escalade militaire ».

Au-delà de la condamnation immédiate, la réunion de Riyad marque une tentative de coordination diplomatique entre États aux intérêts parfois divergents, mais unis ici par une même inquiétude sécuritaire. Le fait que des pays arabes et musulmans de profils très différents aient adopté un texte commun illustre la gravité accordée à ces attaques. Cela laisse toutefois craindre un affrontement entre Sunnites, composante majoritaire de l’Islam et Chiites.

Sources :

[Reuters] – 18 mars 2026, réunion de Riyad sur la sécurité régionale –  

[Reuters] – 19 mars 2026, l’Arabie saoudite évoque son droit à une réponse militaire après des attaques iraniennes –  

[Reuters] – 18 mars 2026, dégâts signalés sur le hub gazier de Ras Laffan au Qatar –  

[Reuters] – 2 mars 2026, le Qatar affirme que des infrastructures civiles, dont l’aéroport, ont été visées –

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