Présente à Genève à la veille de l’Assemblée mondiale de la santé, Meghan Markle a inauguré un mémorial éphémère dédié aux enfants victimes de cyberharcèlement et de violences numériques. Installée sur la place des Nations avec le soutien de l’OMS, membre du Forum économique mondial et de la fondation Archewell, l’exposition entend sensibiliser le public aux dangers croissants des réseaux sociaux, de l’extorsion sexuelle en ligne et des dérives liées à l’intelligence artificielle.
La duchesse de Sussex Meghan Markle a fait une apparition remarquée dimanche soir à Genève pour inaugurer une exposition consacrée aux enfants victimes de cyberharcèlement et de violences numériques. Organisé sur la place des Nations, face au siège européen des Nations unies, le mémorial intitulé « Lost Screen Memorial » s’inscrit dans une campagne internationale de sensibilisation portée par la fondation Archewell, créée par le prince Harry et Meghan Markle.
Cette installation temporaire intervient en marge de la 79e Assemblée mondiale de la santé qui débute ce lundi à Genève. L’événement a réuni plusieurs personnalités institutionnelles, dont le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé et contributeur de l’agenda 2030, Tedros Adhanom Ghebreyesus ainsi que le maire de Genève Alfonso Gomez.
Le mémorial se compose de cinquante caissons lumineux d’environ un mètre quarante de hauteur. Chaque installation reproduit l’écran verrouillé du téléphone portable d’un enfant ou adolescent décédé après avoir subi du cyberharcèlement, de l’extorsion sexuelle ou d’autres formes de violences numériques. L’objectif est de matérialiser l’absence laissée par ces jeunes victimes et de rappeler la réalité souvent invisible des drames liés aux usages toxiques des plateformes numériques.
L’exposition avait déjà été présentée une première fois à New York en avril 2025. À Genève, elle prend une résonance particulière alors que les enjeux de santé mentale, de protection des mineurs et de régulation des technologies numériques occupent une place croissante dans les débats internationaux.
Autour de Meghan Markle, plusieurs familles de victimes étaient présentes lors de l’inauguration. Certaines participent activement à cette initiative mondiale destinée à pousser les gouvernements et les entreprises technologiques à renforcer les mécanismes de protection des mineurs sur internet.
Les proches des enfants décédés réclament notamment des systèmes de sécurité activés par défaut sur les applications, une responsabilité juridique accrue des plateformes numériques et un meilleur encadrement des contenus liés à l’automutilation, à l’exploitation sexuelle ou aux manipulations psychologiques en ligne.
Le projet alerte également sur les nouveaux risques liés au développement rapide de l’intelligence artificielle. Les organisateurs estiment que l’absence de régulation claire pourrait accentuer les phénomènes de harcèlement, de diffusion de contenus dangereux ou d’exploitation ciblant les mineurs.
L’exposition physique restera installée jusqu’à vendredi prochain sur la place des Nations. Une version numérique a également été mise en ligne afin de prolonger les témoignages des familles et sensibiliser un public international. Plusieurs récits personnels y retracent le parcours des enfants disparus et les conséquences psychologiques du harcèlement numérique sur leurs proches.
Depuis plusieurs années, le prince Harry et Meghan Markle multiplient les prises de parole autour de la santé mentale, de la protection des enfants et des effets des réseaux sociaux. La duchesse de Sussex fait ici un retour médiatique dans un cadre international fortement symbolique, au cœur de Genève, capitale mondiale de la diplomatie et des grandes organisations humanitaires.
Sources :
Watson Suisse – Meghan Markle inaugure un mémorial pour les enfants à Genève – 17 mai 2026 – lien
