Le siège national de La France insoumise, dans le 10e arrondissement de Paris, a été évacué mercredi matin après une menace à la bombe. L’annonce a été faite par le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, dans un contexte politique particulièrement tendu après la mort de Quentin Deranque à Lyon.
Nouvel épisode de tension dans un climat politique déjà explosif. Le siège national de La France insoumise, situé dans le 10e arrondissement de Paris, a été évacué ce mercredi matin après une menace à la bombe.
L’information a été rendue publique par Manuel Bompard sur le réseau social X. « Le siège national de la France insoumise vient d’être évacué suite à une menace à la bombe. Les services de police sont sur place. L’ensemble des salariés et des militants sont en sécurité », a-t-il écrit.
Selon le service de presse du mouvement, quelques salariés se trouvaient à l’intérieur lorsque les forces de l’ordre sont intervenues. Tous ont été invités à quitter les lieux. Une inspection des locaux pour « levée de doute » était en cours dans la matinée, d’après une source proche du dossier.
Un climat politique sous haute tension
Cette évacuation intervient alors que la mort de Quentin Deranque à Lyon continue d’alimenter une vive polémique nationale. L’arrestation d’un collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault dans le cadre de l’enquête a ravivé les accusations visant le mouvement.
La vice-présidente de l’Assemblée nationale, Clémence Guetté, a affirmé qu’un cap avait été franchi, estimant que certains utilisaient « le drame et la mort d’un jeune homme pour s’en prendre à la France insoumise ».
L’Insoumise a ensuite publié le supposé message envoyé ce matin à la police, qui aurait donné lieu à l’alerte à la bombe.
Autre cadre du mouvement, Paul Vannier a directement mis en cause plusieurs responsables politiques, citant notamment Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin, François Hollande, Jordan Bardella et Marine Le Pen, qu’il accuse d’alimenter un « déferlement de violence » par leurs prises de position.
La veille, à l’Assemblée des députés de tous bords s’en étaient pris verbalement à LFI.
Dans un contexte où la violence politique est au cœur des débats depuis plusieurs jours, cet incident renforce l’impression d’un climat délétère. Reste à savoir si la menace était fondée ou s’il s’agit d’un nouvel épisode de pression symbolique dans une séquence politique particulièrement inflammable.
Sources :
Le Figaro avec AFP – « Le siège de LFI à Paris “évacué suite à une menace à la bombe”, annonce Manuel Bompard » – 18 février 2026 – lien