À Téhéran, la crise politique se double d’une inquiétante montée des tensions militaires. Selon Iran International, le président Massoud Pezeshkian aurait dénoncé la stratégie des Gardiens de la révolution après les frappes contre les Émirats arabes unis, redoutant une escalade susceptible de rallumer une guerre régionale.
La trêve au Moyen-Orient paraît plus fragile que jamais. D’après des informations publiées par Iran International, Massoud Pezeshkian aurait vivement critiqué les Gardiens de la révolution islamique, les accusant d’avoir mené des frappes de missiles et de drones contre les Émirats arabes unis sans coordination avec le gouvernement. Le président iranien aurait qualifié cette ligne d’« irresponsable » et de « folie », tout en alertant sur des conséquences potentiellement irréversibles. Ces affirmations, issues de sources proches des délibérations à Téhéran, n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
Selon le média d’opposition, Pezeshkian chercherait désormais à obtenir une réunion urgente avec Mojtaba Khamenei afin d’imposer une désescalade rapide. Son objectif serait de reprendre la main face à un appareil militaire qui semble agir avec une marge de manœuvre croissante, dans un moment où les équilibres du pouvoir iranien paraissent particulièrement instables.
La crainte principale du chef de l’exécutif serait une riposte américaine d’ampleur contre les infrastructures énergétiques et économiques iraniennes. Toujours selon Iran International, Pezeshkian estime que le pays ne pourrait pas supporter une nouvelle guerre totale, tant le coût humain, social et économique serait dévastateur.
Les frappes du 4 mai ont déjà provoqué une condamnation internationale. Reuters rapporte que le premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé les attaques iraniennes contre les Émirats arabes unis et appelé Téhéran à revenir à la diplomatie pour préserver le cessez-le-feu régional. L’agence précise que plusieurs navires ont été touchés dans le détroit d’Ormuz et qu’un port pétrolier émirati a été incendié.
Cette séquence révèle une ligne de faille au cœur du régime iranien : d’un côté, une présidence qui redoute l’embrasement ; de l’autre, un appareil sécuritaire prêt à jouer la carte de la confrontation.
Sources :
Iran International – 5 mai 2026 – lien
Iran International – 4 mai 2026 – lien
Reuters – 4 mai 2026 – lien
