Le ministère américain de la Justice a confirmé qu’aucun élément contenu dans les documents liés à Jeffrey Epstein ne permettait, à ce stade, d’engager des poursuites pénales. Malgré la publication de millions de fichiers supplémentaires ce vendredi 30 janvier, l’examen mené par les autorités fédérales n’a pas modifié leurs conclusions initiales. L’administration assure néanmoins avoir rempli son obligation de transparence.
Le message est clair et, à dessein, dénué d’ambiguïté. Interrogé sur les conséquences judiciaires possibles de la divulgation massive de documents liés à l’affaire Epstein, le ministre adjoint de la Justice, Todd Blanche, a rappelé que l’analyse conduite par ses services n’avait révélé « aucune information » susceptible de fonder des poursuites pénales. Une position inchangée, selon lui, depuis l’examen initial des dossiers rendus publics.
Todd Blanche a reconnu l’ampleur et la densité des archives concernées, évoquant « beaucoup de correspondance, beaucoup d’e-mails, beaucoup de photographies ». Mais il a tenu à souligner que l’abondance documentaire ne constituait pas en soi une preuve juridiquement exploitable. « Cela ne nous permet pas nécessairement de poursuivre quelqu’un, et c’est ce qui importe au peuple américain », a-t-il insisté.
Vendredi, le Department of Justice a pourtant franchi une nouvelle étape en publiant des documents supplémentaires relatifs à Jeffrey Epstein, figure centrale d’un scandale qui continue de nourrir soupçons et spéculations. Cette initiative s’inscrit, selon les autorités, dans le cadre de l’engagement pris par l’administration de rendre le dossier accessible au public, afin d’écarter toute accusation d’opacité.
Todd Blanche a revendiqué une transparence sans précédent, affirmant que plus de 3,5 millions de documents avaient été rendus publics. « Le monde entier peut les voir maintenant et juger si nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré, assumant une exposition maximale des archives au regard de l’opinion. Une manière, aussi, de répondre aux critiques persistantes sur une possible rétention d’informations sensibles.
Cette démarche s’inscrit dans la ligne politique fixée par l’administration du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald Trump, régulièrement sommée par ses opposants comme par une partie de l’opinion de faire toute la lumière sur les ramifications du dossier Epstein. Cela faisait pourtant partie de ses promesses de campagne, mais lune fois au pouvoir le président a fait trainé les choses. Lors de sa brouille avec Trump, Musk avait même déclaré que si cela trainait la raison en était que Donald Trump était directement impliqué dans les Epstein Files.
Pour le ministère de la Justice, toutefois, la publication exhaustive des documents ne saurait se substituer aux critères stricts du droit pénal, seuls à même de justifier l’ouverture de poursuites.
Sources :
AFP – Déclarations du ministère américain de la Justice sur le dossier Epstein – https://www.afp.com