La dernière vague de documents judiciaires rendus publics par la justice américaine mentionne à nouveau le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump dans le dossier Epstein. Un document non vérifié évoque une accusation sexuelle ancienne, immédiatement qualifiée de sensationnaliste et infondée par les autorités. Ces éléments relancent le débat sur la portée réelle des « Epstein Files » et sur la confusion entre mentions, rumeurs et faits établis.
La publication de près de trois millions de pages supplémentaires issues des archives judiciaires de l’affaire Epstein a entraîné une nouvelle vague de commentaires et d’interprétations autour de plusieurs figures politiques et économiques de premier plan. Parmi elles figure Donald Trump, dont le nom apparaît dans certains documents rendus publics par le Department of Justice. Les autorités américaines rappellent toutefois avec insistance qu’être mentionné dans ces fichiers ne constitue en aucun cas une preuve d’infraction ni même une mise en cause judiciaire.
Un document en particulier, largement relayé par certains médias anglo-saxons, affirme qu’une femme non identifiée aurait été contrainte, il y a environ trente-cinq ans, à un acte sexuel impliquant Donald Trump, au cours duquel elle l’aurait mordu. Selon le Telegraph, cette agression concernerait une jeune fille de 13 ans, qui aurait été contrainte de pratiquer une fellation au président, il y a maintenant plusieurs années, dans le New Jersey.
La plainte aurait été déposée par une amie non identifiée de la victime présumée, tandis que le FBI de Washington avait reçu l’ordre d’auditionner le témoin, sans que l’on sache si cet entretien a eu lieu ni quand ni où la plainte a été enregistrée. Dans ce contexte qualifié d’« allégations mensongères et sensationnalistes », des documents mentionnant Donald Trump ont été brièvement retirés du site du ministère de la Justice avant d’être remis en ligne.
Ces accusations rappellent celles formulées dans une plainte civile déposée anonymement en 2016, accusant Donald Trump et Jeffrey Epstein d’agressions sexuelles sur une mineure lors d’une soirée organisée en 1994. Cette procédure avait été abandonnée volontairement avant toute audience, sans qu’aucune charge pénale ne soit retenue. À l’époque, les représentants de Donald Trump avaient dénoncé des accusations « catégoriquement fausses », position qui reste inchangée aujourd’hui.
Dans un courriel de mars 2017 adressé au contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial,Larry Summers, Epstein critique le caractère de Trump et le décrit comme exceptionnellement mauvais, même comparé à d’autres personnes qu’il a côtoyées.
Les fichiers publiés contiennent également des photographies et des références à d’autres personnalités connues, dont l’ancien président et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Bill Clinton. Là encore, les autorités soulignent que la présence d’images ou de noms dans ces archives reflète avant tout l’ampleur du réseau relationnel d’Epstein et la volonté des enquêteurs de rassembler toute documentation utile, y compris concernant des personnes n’ayant joué aucun rôle dans ses crimes.
Les documents mentionnent aussi Ghislaine Maxwell, actuellement incarcérée et condamnée à vingt ans de prison pour avoir participé à l’exploitation de mineures au profit d’Epstein. Elle demeure la seule personnalité issue de ce cercle à avoir été reconnue coupable par la justice américaine.
Face à la multiplication des rumeurs, le ministère de la justice insiste sur un point central : aucune des pièces publiées ne démontre que Donald Trump a fait l’objet d’une enquête pénale liée aux crimes d’Epstein. Les services fédéraux précisent également que certains documents ont été transmis sans vérification préalable et peuvent contenir des accusations mensongères ou délibérément fabriquées.
Donald Trump a, de son côté, dénoncé à plusieurs reprises l’existence de documents « falsifiés » ou « manipulés » à des fins politiques. Les révélations successives ont aussi suscité des critiques sur les conditions de publication des archives, jugées par certains observateurs trop caviardées ou incomplètes, alimentant un climat propice aux spéculations.
Dans ce contexte, les autorités américaines appellent à distinguer rigoureusement les faits établis des accusations non prouvées. Si les « Epstein Files » continuent de révéler l’ampleur d’un réseau criminel et relationnel tentaculaire, ils ne constituent pas, en l’état, une mise en cause judiciaire de Donald Trump, malgré la circulation de documents controversés.
Sources :
The Telegraph, Dailly Star, L’Indépendant,