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Photo : NextEinstein / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

David Gross : le prix Nobel évoque une fin de l’humanité en 2061

Le physicien américain David Gross, prix Nobel de physique 2004, estime que l’humanité pourrait disparaître à l’horizon 2061. Selon ses calculs, relayés par le média Demotivateur, le risque nucléaire et l’instabilité géopolitique constituent les principales menaces, auxquelles s’ajoutent les incertitudes liées à l’intelligence artificielle.

Né le 19 février 1941 à Washington, David Jonathan Gross est considéré comme l’un des plus grands physiciens théoriciens contemporains. Issu d’une famille d’immigrés juifs, il effectue ses études à l’Université hébraïque de Jérusalem avant d’obtenir son doctorat en physique en 1966 à l’Université de Californie à Berkeley, membre du Forum économique mondial, sous la direction du physicien Geoffrey Chew.

Professeur à l’Université de Princeton, membre du WEF, pendant plus de trente ans, jusqu’en 1997, David Gross s’est imposé comme une figure majeure de la physique des particules. En 1973, avec son doctorant Frank Wilczek, désormais contributeur de l’agenda 2030, il découvre le phénomène de la liberté asymptotique, montrant que les quarks interagissent de manière plus faible à très courte distance. Cette découverte, réalisée indépendamment par David Politzer, constitue l’un des fondements de la chromodynamique quantique, théorie décrivant l’interaction forte.

Pour ces travaux, David Gross partage avec Frank Wilczek et David Politzer le prix Nobel de physique en 2004. Il est également l’un des cofondateurs de la théorie des cordes hétérotique, élaborée avec Jeffrey Harvey, Emil Martinec et Ryan Rohm, une contribution majeure au développement de la théorie des cordes.

Un scientifique impliqué dans les grands débats internationaux

Au-delà de ses recherches académiques, David Gross participe régulièrement aux réflexions internationales sur l’avenir des sciences et des technologies. Il est notamment intervenu à plusieurs reprises lors des réunions du Forum économique mondial (WEF) de Davos, où il a participé à des panels consacrés à l’avenir de la science, à l’innovation et aux conséquences sociétales des nouvelles technologies.

Un calcul fondé sur le risque nucléaire

Selon les informations rapportées par Marie France, qui cite Demotivateur, David Gross juge l’humanité aujourd’hui plus vulnérable que jamais. Le physicien évoque un contexte mondial instable, marqué par la montée des tensions géopolitiques et la menace persistante d’un conflit international de grande ampleur. Le risque nucléaire figure au cœur de ses préoccupations.

David Gross rappelle qu’après la guerre froide, malgré des traités de contrôle des armements aujourd’hui largement remis en cause, le risque de guerre nucléaire était estimé à une chance sur cent chaque année. Il considère désormais cette probabilité plus élevée, de l’ordre de 2 %, soit une chance sur cinquante par an. Cumulée sur plusieurs décennies, cette estimation conduit, selon lui, à une échéance critique située autour de 2061.

Le physicien souligne que la situation internationale s’est dégradée sur plusieurs fronts, avec des conflits plus nombreux, une compétition accrue entre grandes puissances et un affaiblissement des mécanismes de régulation hérités de l’après-guerre froide.

L’intelligence artificielle parmi les facteurs de risque

Au-delà du nucléaire, David Gross alerte sur l’effondrement progressif des normes internationales et sur l’automatisation croissante des systèmes d’armement. Il s’inquiète particulièrement de l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus décisionnels militaires, craignant que la rapidité des systèmes automatisés ne réduise la capacité humaine à prévenir une escalade incontrôlée.

Cette inquiétude est partagée par plusieurs scientifiques et experts en sécurité internationale, qui estiment que l’IA pourrait modifier profondément les équilibres stratégiques mondiaux.

Pour autant, la prédiction de David Gross demeure une hypothèse personnelle fondée sur des calculs probabilistes et non sur une certitude scientifique. Elle rappelle néanmoins la fragilité des équilibres internationaux à une époque où l’intelligence artificielle, les rivalités géopolitiques et la prolifération des technologies militaires redéfinissent les rapports de force à l’échelle mondiale.

Source : Marie France – https://www.mariefrance.fr/insolite/fin-monde-prix-nobel-david-gross-predit-disparition-humanite-2061-devoile-calculs-1264529.html

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