Le réseau social W se présente comme l’alternative européenne à X, la plateforme d’Elon Musk. Lancé en version publique le 17 juin, ce service incorporé en Suède mise sur la vérification d’identité, l’hébergement des données en Europe et la lutte contre la désinformation. Plusieurs institutions de l’Union européenne ont déjà ouvert un compte.
Selon le Journal du Geek, le réseau social W, accessible via l’adresse wsocial.eu, a ouvert sa première version publique le mercredi 17 juin 2026. Son nom est un clin d’oeil à X, la lettre suivante de l’alphabet, et affiche clairement sa volonté de proposer une alternative à la plateforme rachetée par Elon Musk.
L’influence d’Anna Zeiter
Le projet a été annoncé en janvier au Forum économique mondial de Davos. Il est porté par W Social AB, une start-up privée dirigée par Anna Zeiter, juriste allemande spécialisée dans les domaines de la protection des données, de l’intelligence artificielle et de la gouvernance numérique. Passée par l’Université Stanford, membre du Forum économique mondial, elle a travaillé comme avocate spécialisée en droit du numérique avant de rejoindre eBay, plateforme de vente en ligne membre du WEF où elle a occupé plusieurs postes de direction liés à la protection des données, à l’IA responsable et à la conformité. Elle a notamment été Chief Privacy Officer et vice-présidente chargée de la confidentialité, de l’IA et de la responsabilité des données.
Anna Zeiter a également été membre du groupe de travail « Digital Transformations » du Forum, consacré aux enjeux de la transformation numérique, des données et de l’IA. Elle a également participé à plusieurs événements organisés en marge du Forum de Davos.
Depuis 2026, elle est présentée comme la directrice générale de W Social, le projet de réseau social européen mettant en avant les thèmes de la souveraineté numérique, de la résilience informationnelle et de l’autonomie technologique européenne.
Ce projet repose sur trois promesses : une vérification de l’identité humaine pour chaque inscription, un hébergement européen des données et une politique active contre la désinformation.
Un soutien des institutions, mais pas de financement public
Le lancement a reçu l’appui visible de responsables européens. Alors que ce réseau social est disponible en version Beta, la Commission européenne a créé son compte sur la plateforme. “La Commission est présente sur plus de 15 plateformes, et nous sommes particulièrement ravis de rejoindre une plateforme basée en Europe et dont l’ambition est de favoriser des échanges en ligne ouverts et plus sûrs”, a écrit l’institution, sur sa page Facebook.
Les contributeurs de l’agenda 2030, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, António Costa, président du Conseil européen, ou encore Christine Lagarde , présidente de la Banque centrale européenne ont d’ores et déjà rejoint ce réseau social pour lui apporter leur soutien.
Un enjeu de souveraineté numérique
L’arrivée de W intervient dans un contexte de tensions entre Bruxelles et X. La plateforme d’Elon Musk a fait l’objet de procédures liées au respect de la législation européenne sur les services numériques.
De son côté Elon Musk accuse Bruxelles de porter atteinte à la liberté d’expression, tandis que l’ONG Civilisation Works accuse carrément la France d’avoir mis en place un système de censure transnationale dans le cadre des nouveaux règlements numériques qui régissent la modération des plateforme sur le territoire européen.
Source : Journal du Geek, Les Numériques
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