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Pam Bondi. Photo : @U.S. Department of Justice

Pam Bondi : audition fixée après un bras de fer autour des dossiers Epstein

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Après plusieurs semaines de tensions politiques, l’ancienne ministre de la Justice américaine Pam Bondi doit finalement comparaître devant une commission parlementaire. Les démocrates avaient engagé une procédure d’outrage civil pour son refus initial de coopérer. Au cœur de l’affaire, la gestion controversée des dossiers liés à Jeffrey Epstein.

Le calendrier politique à Washington vient de connaître un nouveau rebondissement. L’ancienne procureure générale Pam Bondi est désormais attendue le 29 mai devant la commission de supervision et de réforme du gouvernement de la Chambre des représentants. Cette audition portera sur la gestion, par le département de la Justice, de l’enquête visant Jeffrey Epstein et sur la publication des documents associés.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte pression politique. Plus tôt dans la journée, Robert Garcia, principal élu démocrate au sein de la commission, avait annoncé le dépôt d’une résolution pour outrage civil contre Bondi. Il l’accusait d’avoir « illégalement défié » le Congrès en refusant de se présenter à une déposition prévue début avril, dénonçant un manque de coopération manifeste.

Une assignation avait été émise le mois précédent, alors que Bondi occupait encore ses fonctions. Le président républicain de la commission, James Comer, avait alors évoqué des interrogations persistantes sur la manière dont le ministère avait conduit l’enquête Epstein et sur son respect du « Epstein Files Transparency Act », une loi encadrant la publication des documents liés à l’affaire.

Le département de la Justice fait en effet l’objet de critiques croissantes. Initialement tenu de publier ces documents avant le 19 décembre, il n’avait procédé à leur diffusion que le 31 janvier, affirmant avoir rendu publics l’ensemble des éléments disponibles. Cette publication tardive a suscité une double controverse : d’une part, certains élus dénoncent des caviardages jugés excessifs, d’autre part, des victimes ont exprimé leur inquiétude face à la divulgation d’informations personnelles sensibles.

La situation s’est encore complexifiée après l’éviction de Bondi de son poste par Donald Trump. Le ministère de la Justice avait alors fait savoir qu’elle ne se présenterait pas à la déposition prévue, arguant que l’assignation ne s’appliquait plus dès lors qu’elle n’exerçait plus ses fonctions officielles. Dans une lettre adressée à Comer, un responsable du ministère estimait que Bondi ne pouvait plus témoigner « en sa qualité officielle », remettant en cause l’obligation même de comparaître.

Un argument immédiatement contesté par les démocrates. Selon Garcia, l’ancienne procureure générale dispose d’une connaissance directe et personnelle de la gestion des dossiers Epstein sous l’administration du contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump, indépendamment de son statut actuel. « Son témoignage est crucial », a-t-il insisté.

Finalement, l’annonce de sa comparution le 29 mai est intervenue peu après le dépôt de la procédure pour outrage, suscitant une réaction ironique des démocrates, qui y voient une volte-face précipitée. Du côté républicain, on minimise la portée du conflit, qualifiant la procédure d’« inutile » et affirmant que la comparution était déjà prévue.

Ce nouvel épisode illustre, une fois encore, la tension persistante autour de l’affaire Epstein, dont les ramifications politiques continuent d’alimenter les divisions au Congrès américain.

Sources :
The Guardian – Wed 29 Apr 2026 – lien

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