Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en mars 2026, les marchés des métaux précieux surprennent. Après une envolée spectaculaire ces derniers mois, l’or et l’argent enregistrent une baisse inattendue. Un retournement qui interroge le rôle de ces valeurs refuges en période de crise.
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient en mars 2026, les marchés financiers évoluent dans un climat d’incertitude extrême. Traditionnellement, ces périodes profitent aux valeurs refuges, à commencer par l’or et l’argent. Pourtant, contre toute attente, les deux métaux précieux ont amorcé un recul notable de leurs cours. Avant ce retournement, les prix avaient atteint des sommets. Au cours des mois précédant le conflit, et notamment jusqu’au début du mois de mars 2026, l’or et l’argent avaient bénéficié d’un contexte favorable marqué par les tensions économiques globales et les anticipations d’instabilité. Cette dynamique haussière avait renforcé leur statut d’actifs de protection face aux crises.
Mais dès le 19 mars 2026, un premier signal fort apparaît. Selon des données relayées par Le Figaro, l’or accuse une baisse d’environ 6 %, tandis que l’argent chute de près de 13 %. Ce mouvement, loin d’être anecdotique, marque une inflexion brutale dans la tendance des marchés. Le phénomène se confirme dans les jours qui suivent. Le 25 mars 2026, L’Est Républicain souligne que les deux métaux, après avoir atteint des niveaux record, poursuivent leur repli dans un contexte de volatilité accrue. Cette baisse intervient alors même que la crise géopolitique s’intensifie, brouillant les repères habituels des investisseurs. Les analyses de Les Echos avancent plusieurs explications. Parmi elles, des prises de bénéfices massives après la forte hausse des mois précédents, mais aussi des ajustements stratégiques des investisseurs face à l’évolution du conflit, notamment en Iran. Dans ce contexte, certains acteurs des marchés semblent arbitrer en faveur d’autres actifs, jugés plus rentables à court terme. Enfin, les observations relayées par Franceinfo en 2026 confirment cette tendance paradoxale, malgré leur statut de valeur refuge, l’or et l’argent ne sont pas à l’abri de mouvements de correction, même en pleine crise internationale. La mécanique des marchés, dominée par des logiques financières complexes, peut ainsi prendre le pas sur les réflexes traditionnels liés à l’incertitude.
Sources :
FranceInfo, Après s’être envolés ces derniers mois, l’or et l’argent voient leurs cours chuter depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, 26 mars 2026, 08h44 : https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/apres-s-etre-envoles-ces-derniers-mois-l-or-et-l-argent-voient-leurs-cours-chuter-depuis-le-debut-de-la-guerre-au-moyen-orient_7862303.html
Les Echos, Guerre en Iran : pourquoi les métaux précieux chutent en pleine crise géopolitique, 22 mars 2026, 8h : https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/guerre-en-iran-pourquoi-les-metaux-precieux-chutent-en-pleine-crise-geopolitique-2222347
L’Est Républicain, Comment les cours de l’or et de l’argent ont chuté, après avoir atteint des sommets, 25 mars 2026, 15h54 : https://www.estrepublicain.fr/economie/2026/03/25/comment-les-cours-l-or-et-l-argent-ont-chute-avec-la-guerre-apres-avoir-atteint-des-sommets
Le Figaro, Guerre au Moyen-Orient : l’or perd 6% et l’argent chute de 13%, 19 mars 2026, 16h28 : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/guerre-au-moyen-orient-l-or-perd-6-et-l-argent-chute-de-13-20260319