You are currently viewing Mort de Quentin Deranque à Lyon : des policiers du renseignement présents avant le meurtre
Image : Capture d'écran réseaux sociaux.

Mort de Quentin Deranque à Lyon : des policiers du renseignement présents avant le meurtre

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:REGION
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Des agents du renseignement territorial étaient présents à Lyon le 12 février lors des affrontements qui ont précédé la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale décédé deux jours plus tard. Ils ont photographié la scène sans intervenir. Leurs clichés ont permis d’identifier et d’arrêter plusieurs suspects. Cette révélation relance les interrogations sur la chaîne de commandement et la responsabilité des autorités.

Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP, et confirmant une information de BFM TV, des agents du renseignement territorial – anciennement connus sous le nom de Renseignements généraux – étaient présents à Lyon le soir du 12 février, lors des affrontements qui ont conduit à la mort de Quentin Deranque. Ces fonctionnaires se trouvaient sur les lieux pour surveiller des militants d’ultragauche attendus à la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. Selon cette même source, les policiers “n’ont pas vu les coups portés” sur le jeune homme, mais leurs photographies ont permis d’identifier les suspects et de procéder à des arrestations.

Des photos prises avant et après le lynchage

BFM TV a rendu publiques des photographies prises par ces agents dans l’heure précédant le lynchage, ainsi que dans les minutes qui ont suivi. On y voit notamment des militants du mouvement d’ultragauche La Jeune Garde en train de s’équiper de masques, de cagoules et de gants, peu avant les faits. Les fonctionnaires du renseignement territorial auraient ensuite perdu le contact avec le groupe pendant environ deux minutes – les deux minutes au cours desquelles Quentin Deranque aurait été violemment frappé, avant de décéder le 14 février des suites de ses blessures.

LFI interpelle le ministre de l’Intérieur

La révélation de la présence de policiers du renseignement territorial a immédiatement suscité des réactions politiques, notamment du côté de La France Insoumise. Le député Thomas Porte a interpellé sur X le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez : des policiers étaient donc sur place, ils ne sont pas intervenus, ils ont simplement pris des photos – et le pouvoir a laissé faire. Le coordinateur national de LFI Manuel Bompard a, de son côté, soulevé une question sur la thèse de l’expédition punitive : si le renseignement territorial avait connaissance de la rixe, pourquoi le ministre de l’Intérieur et le procureur de la République auraient-ils dans un premier temps accrédité une autre version des faits ?

Des questions qui restent sans réponse officielle

La mort de Quentin Deranque avait déjà donné lieu à de vives tensions politiques, notamment après une minute de silence organisée à l’Assemblée nationale et les critiques adressées à LFI, dont certains membres sont proches de La Jeune Garde. La révélation du rôle des agents du renseignement territorial ajoute une couche supplémentaire à un dossier déjà politiquement chargé. Les autorités n’ont pas, à la date de publication de cet article, fourni de réponse officielle aux questions posées par les parlementaires de l’opposition sur les raisons de la non-intervention des policiers présents.

Source : Actu Lyon

Laisser un commentaire