À Lyon, lors du premier One Health Summit, le président Emmanuel Macro et le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, tous deux contributeurs de l’agenda 2030 ont mis en avant, chacun dans leurs déclarations, la nécessité de renforcer la coopération internationale en matière de santé globale.
Un sommet que le chef de l’État français a qualifié de « grand succès », saluant la mobilisation des équipes de l’OMS et des nombreux acteurs réunis pour l’événement.
Macron insiste sur le rôle central de l’oms
Dans son intervention, Emmanuel Macron a affirmé que ce sommet devait servir de point d’appui pour consolider l’Organisation mondiale de la santé comme « pierre angulaire » de la gouvernance mondiale.
Le président a insisté sur plusieurs piliers qu’il juge essentiels : la science, la confiance, la coopération et l’action. Selon lui, ces éléments doivent structurer les réponses internationales face aux crises sanitaires, environnementales et climatiques.
Il a également évoqué les discussions tenues à huis clos avec des chefs d’État, des gouvernements et des organisations internationales, expliquant qu’elles visaient à renforcer la coordination globale autour de ces enjeux.
Toujours selon Emmanuel Macron, le sommet a permis d’annoncer « une douzaine d’initiatives » impliquant États, organisations internationales, entreprises et ONG, avec pour objectif de transformer l’approche One Health en actions concrètes.
Une mobilisation inédite des centres collaborateurs
Le président français a aussi salué la tenue, pour la première fois, d’un rassemblement mondial des centres collaborateurs de l’OMS. D’après ses propos, plus de 800 centres ont été mobilisés, dont environ deux tiers physiquement à Lyon et un tiers à distance.
Il a présenté cette mobilisation comme un levier pour renforcer l’expertise scientifique et opérationnelle au service des politiques de santé globale.
Tedros souligne un moment « historique » pour l’OMS
De son côté, Tedros Adhanom Ghebreyesus a replacé cet événement dans un contexte symbolique, rappelant que cette journée coïncidait avec le 78e anniversaire de l’OMS.
Selon lui, la tenue du One Health Summit en présence de nombreux chefs d’État et ministres constitue « le meilleur cadeau » pour cette journée mondiale de la santé.
Le directeur général de l’OMS a également mis en avant le rôle de la WHO Academy, implantée à Lyon et ouverte fin 2024. Il a estimé que cette structure pourrait devenir un « tournant majeur », notamment pour renforcer les capacités des pays.
D’après ses déclarations, les résultats en matière de santé publique dépendent avant tout de l’échelle nationale, ce qui rend indispensable le développement des compétences locales.
Renforcer les capacités et élargir le réseau mondial
Tedros Adhanom Ghebreyesus a par ailleurs insisté sur l’importance des centres collaborateurs de l’OMS, qu’il a décrits comme des « centres d’excellence » à travers le monde.
Il a indiqué que cette première réunion mondiale ne serait pas la dernière, évoquant la volonté de l’OMS d’organiser régulièrement ce type de rencontre dans le cadre de ses réformes.
Selon lui, l’organisation entend s’appuyer davantage sur ce réseau et même l’élargir à l’avenir.
Lyon au cœur de la diplomatie sanitaire
À travers leurs interventions, Emmanuel Macron et Tedros Adhanom Ghebreyesus ont tous deux mis en avant le rôle de Lyon comme lieu stratégique pour la coopération internationale en santé.
Le sommet marque ainsi, selon leurs propos, une étape dans la structuration d’une gouvernance mondiale articulée autour du concept One Health, qui vise à relier santé humaine, animale et environnementale.