Le sud du Liban a été le théâtre d’une nouvelle escalade meurtrière ce week-end. Trois journalistes ont été tués dans une frappe israélienne, tandis qu’un casque bleu de l’ONU a perdu la vie dans une explosion d’origine inconnue. Ces घटनements interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah.
La violence du conflit au sud du Liban a franchi un nouveau seuil ce week-end. Samedi 28 mars 2026, trois journalistes libanais ont été tués dans une frappe israélienne visant leur véhicule dans la région de Jezzine, selon des sources militaires et les médias pour lesquels ils travaillaient.
Parmi les victimes figure Ali Shoeib, correspondant pour la chaîne Al-Manar, réputée proche du Hezbollah. L’armée israélienne a affirmé l’avoir ciblé en le présentant comme un membre de la force Radwan, une unité d’élite du Hezbollah, opérant selon elle sous couverture journalistique. Tsahal accuse cet acteur médiatique de participer à des opérations de repérage de positions militaires israéliennes dans le sud du Liban.
Deux autres journalistes ont également été tués dans cette frappe : Fatima Ftouni, journaliste pour la chaîne Al-Mayadeen, et son frère Mohammed Ftouni, caméraman. Tous deux travaillaient pour un média également considéré comme proche du Hezbollah. Leur mort a suscité une vive émotion à Beyrouth, où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche pour leurs funérailles.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah, dans une région déjà fragilisée par l’extension du conflit au Moyen-Orient. Les affrontements réguliers le long de la frontière israélo-libanaise entretiennent un climat d’instabilité, où civils, combattants et désormais journalistes paient un lourd tribut.
La situation s’est encore aggravée dimanche soir avec la mort d’un casque bleu de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Le soldat a été tué par l’explosion d’un projectile d’origine inconnue près d’Adchit Al Qusayr, dans une zone marquée par des affrontements actifs. Un autre membre de la mission a été grièvement blessé. L’ONU a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances précises de cette attaque.
La mort de personnel onusien souligne la dangerosité croissante du terrain et la complexité d’un conflit où les lignes de front restent mouvantes. Entre frappes ciblées, accusations croisées et incidents impliquant des forces internationales, la région s’enfonce dans une spirale de violences dont les conséquences dépassent largement les seuls acteurs locaux.
Sources :
Le Monde – 29 mars 2026 – Lire l’article