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Bruno Retailleau. Image : Capture d'écran BFMTV.

Bruno Retailleau fustige les alliances à gauche avec LFI et demande aux électeurs du RN de voter LR

Invité d’une émission politique, Bruno Retailleau a vivement critiqué les alliances conclues entre le Parti socialiste, les écologistes et La France insoumise en vue du second tour des élections municipales.

Le président des Républicains a dénoncé ce qu’il appelle des « accords de la honte », une expression qu’il affirme avoir lui-même popularisée avant même le premier tour. Selon lui, ces rapprochements locaux, notamment à Lyon, Nantes, Strasbourg ou Toulouse, révèlent une profonde contradiction idéologique à gauche.

Il accuse ainsi ses adversaires d’avoir « trahi leurs idéaux » en nouant des alliances qu’ils refusaient officiellement au niveau national.

Une accusation polémique sur « l’antisémitisme à géométrie variable »

Bruno Retailleau est allé plus loin en dénonçant ce qu’il qualifie « d’antisémitisme à géométrie variable ». Selon lui, certains partis de gauche condamneraient ces dérives au niveau national tout en acceptant des alliances locales avec des formations qu’il juge problématiques.

Une déclaration particulièrement offensive qui marque un durcissement du ton dans l’entre-deux-tours.

Pas d’alliance avec le RN, mais un appel clair aux électeurs

Interrogé sur une possible alliance avec le Rassemblement national, Bruno Retailleau se veut catégorique : il n’y a « aucun accord ».

Pour autant, il assume une stratégie électorale pragmatique. Il appelle explicitement les électeurs du RN à voter pour les candidats des Républicains, notamment à Paris en faveur de Rachida Dati.

Il salue également le retrait de Sarah Knafo, qu’il qualifie de « décision sage et responsable », estimant qu’il rend possible une alternance dans la capitale.

Une « union par les urnes » assumée

Bruno Retailleau revendique une distinction claire entre alliance politique et comportement électoral. S’il refuse toute « union des appareils », il assume pleinement une « union par les urnes ».

Autrement dit, sans accord formel avec le RN, il accepte et encourage un report de voix en faveur de ses candidats pour battre la gauche, un numéro d’équilibriste, en sommes.

Le cas de Nice et la fracture avec Éric Ciotti

Interrogé sur la situation à Nice, où Éric Ciotti a choisi une stratégie d’alliance avec le RN, Bruno Retailleau reste prudent.

S’il rappelle que son ancien allié a « quitté le navire au plus mauvais moment », il refuse de donner une consigne de vote claire entre Ciotti et Christian Estrosi.

Il renvoie la décision aux électeurs, évoquant une campagne « délétère » et refusant de trancher publiquement.

La critique du « parisianisme » médiatique

Au-delà des alliances, Bruno Retailleau dénonce également le traitement médiatique des élections. Il critique une focalisation excessive sur les grandes métropoles, qu’il oppose à la « France du réel ».

Selon lui, 85 % des Français vivant hors des grandes villes seraient largement ignorés dans le débat public, alors même que les candidats LR y obtiennent des résultats significatifs.

Il met en avant les chiffres du ministère de l’Intérieur, affirmant que les candidats soutenus par Les Républicains ont recueilli plus de 5,4 millions de voix au premier tour, soit davantage que certaines forces de gauche.

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