L’incertitude règne autour du sort du guide suprême iranien. Dans la soirée du 28 février, plusieurs médias israéliens repris par Reuters ont affirmé qu’Ali Khamenei aurait été tué lors des frappes conjointes américano-israéliennes menées contre l’Iran. Téhéran a formellement démenti, assurant que le dirigeant est vivant et que « tout est sous contrôle ».
Selon des médias israéliens, dont le très sérieux journal, Haaretz qui tiendrait ses sources d’un haut dignitaire israëllien, le guide suprême aurait été visé directement lors d’une attaque surprise contre un complexe à Téhéran.
Le Premier ministre israélien et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Benjamin Netanyahu a déclaré dans une allocution télévisée qu’il existait « de nombreux signes » laissant penser que le dirigeant iranien aurait été tué. « Ce matin, nous avons détruit dans une attaque surprise le complexe du tyran Khamenei au cœur de Téhéran », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il y avait « de nombreux signes que ce tyran n’est plus ».
L’agence Reuters a relayé, citant un responsable israélien, que « le corps de Khamenei a été retrouvé et sa mort confirmée ». Toujours selon les propos attribués à Benjamin Netanyahu, plusieurs hauts responsables du régime et des Gardiens de la révolution auraient également été éliminés.
Dans la soirée, deux chaines de télévision Israëlliennes affirment qu’une photo de la dépouille de Khamenei a été montré à Netanyahu et Trump. Le président américain a déclaré que de nombreux dirigeants iraniens avaient été tués dans l’opération menée ce 28 février. Il a même précisé qu’il avait une idée de qui pourrait diriger le pays à l’avenir.
Fox News a ensuite confirmé la mort du leader religieux iranien affirmant tenir ses sources de hauts responsable de l’armée américaine.
Le démenti ferme de Téhéran
Côté iranien, la version est tout autre. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré sur NBC que le guide suprême est « vivant, pour autant que je sache ».
« Presque tous les hauts responsables sont en vie. Nous avons perdu peut-être un ou deux commandants, mais ce n’est pas un gros problème. Tout le monde est maintenant à son poste et nous gérons la situation », a-t-il assuré.
Il a également affirmé que « les Américains et les Israéliens ont manqué leurs cibles » et que la situation était sous contrôle. Téhéran dénonce la » propagande » israélienne, mais se dit intéressé par une désescalade, tout en revendiquant des frappes contre des bases américaines dans la région comme relevant de la « légitime défense ».
Une guerre de communication
Ces versions opposées illustrent une bataille de communication qui accompagne l’escalade militaire en cours. Annoncer la mort du guide suprême représenterait un tournant stratégique majeur, susceptible de déstabiliser profondément le régime iranien. À l’inverse, un démenti rapide vise à préserver la continuité du pouvoir et à éviter toute panique interne.
À ce stade, aucune confirmation indépendante et vérifiable n’a permis d’établir avec certitude le sort d’Ali Khamenei. L’accès restreint à certaines zones de Téhéran et la nature même des opérations militaires compliquent la vérification des informations.