À Lyon, l’agression d’un étudiant de 19 ans continue de susciter une vive émotion. Invitée sur le plateau de TBT9 , la mère de Théo a demandé que la vidéo de l’attaque, filmée par des caméras de surveillance, soit diffusée afin, dit-elle, de confronter l’opinion à la réalité des faits. Une marche blanche est organisée ce mardi 10 février à 15 heure devant la station de métro Debourg, à Gerland, dans le 7ᵉ arrondissement, à proximité du lieu de l’attaque.
Un étudiant lyonnais de 19 ans a été agressé à trois reprises en cinq mois par un groupe de six adolescents âgés de 14 à 17 ans. La dernière attaque, survenue le 31 janvier dans le hall de sa résidence étudiante du 7ᵉ arrondissement de Lyon et filmée, a été d’une extrême violence et aurait pu lui coûter la vie. Roué de coups et piétiné à la tête, le jeune homme souffre d’un traumatisme crânien, avec dix jours d’ITT et deux mois de soins.
Déjà victime de vols lors des agressions précédentes, il s’est cette fois fait dérober son portefeuille et sa carte bancaire. Les agresseurs ont ensuite utilisé son téléphone pour effectuer des paiements et des commandes de nourriture. Tous les suspects, interpellés, sont connus des services de police, dont l’un impliqué dans de nombreux faits graves, y compris des actes de torture.
Ce 9 février, le drame a été longuement évoqué à la télévision, lorsque la mère du jeune homme est venue témoigner sur le plateau de Cyril Hanouna. Profondément émue, elle a insisté pour que la vidéo de l’agression soit diffusée, estimant nécessaire que « tout le monde la voie ».
La scène, captée par des caméras de vidéosurveillance, montre une agression rapide et d’une grande brutalité dans un espace clos. Hospitalisé en urgence pour un traumatisme crânien, le jeune homme a perdu connaissance pendant plusieurs minutes avant d’être pris en charge. Son état de santé est désormais stabilisé, mais les séquelles psychologiques restent importantes.
Face aux caméras, sa mère a livré un témoignage poignant, rejetant l’idée d’un simple fait divers. « On a tenté de tuer mon fils », a-t-elle répété, évoquant ces « deux minutes » durant lesquelles il a cru mourir. Depuis l’agression, Théo ne vit plus dans sa résidence étudiante et a trouvé refuge chez sa mère, loin de son quartier. À l’approche de ses vingt ans, l’inquiétude domine quant à sa capacité à reprendre une vie normale.
La mère de Théo est revenue sur les déclarations due chef de l’Etat qui a parlé « d’un faits divers » lors d’une interview. « Au lieu de boire du champagne, Emmanuel Macron aurait pu prendre son téléphone et m’appeler », a-t-elle déclarée.
Sur le plateau, le chroniqueur Gilles Verdez a souligné que l’un des agresseurs de Théo agresseur de 15 ans avait été au coeur de vingt cinq chefs d’accusations. « Il a dit à la police qu’il ne voulait pas le téléphone portable, qu’il voulait juste du mal », a précisé sa mère. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités exactes de chacun.
La diffusion des images a suscité un débat éthique. Malgré leur caractère jugé « presque insoutenable », la mère de Théo a assumé sa demande, affirmant ne plus pouvoir les regarder elle-même mais souhaitant que la violence subie par son fils soit pleinement mesurée par l’opinion publique. Pour elle, montrer ces images constitue avant tout un appel à la prise de conscience et à la prévention, afin d’éviter que de tels faits ne se reproduisent.
Une marche blanche est organisée ce mardi 10 février à 15 heure devant la station de métro Debourg, à Gerland, dans le 7ᵉ arrondissement, à proximité du lieu de l’attaque.
Sources :
– Programme télévisé Touche pas à mon poste – Témoignage diffusé le 9 février 2026