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David Lammy. Image : Capture d'écran.

Affaire Epstein : le soutien du chef de la Diplomatie britannique à Keir Starmer embrase le débat politique

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En pleine tempête politique liée aux retombées de l’affaire Epstein au Royaume-Uni, une courte séquence vidéo montrant David Lammy défendant le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Keir Starmer a enflammé les réseaux sociaux. Filmée devant Downing Street, la scène cristallise les tensions au sommet de l’État britannique, alors que le Premier ministre fait face à une contestation croissante, y compris au sein de son propre camp.

La scène dure quelques secondes, mais son impact politique est considérable. Lundi 9 février, une vidéo relayée massivement sur X montre David Lammy quittant Downing Street d’un pas rapide pour monter dans un véhicule officiel. Interpellé par un journaliste lui demandant s’il est « temps pour le Premier ministre de partir », le chef de la diplomatie britannique qui s’est rendu à la réunion du groupe Bilderberg de 2023 lâche, sans s’arrêter : « nous avons attendu 14 ans pour en arrivé là, no ! » Une phrase sèche, filmée par les caméras de GB News, qui est immédiatement devenue virale.

Diffusée par un compte ouvertement hostile au gouvernement travailliste, la vidéo a dépassé les 100 000 vues en quelques heures, déclenchant une avalanche de commentaires accusant l’exécutif de déni et d’arrogance. Pour ses détracteurs, cette sortie illustre un réflexe de bunker au sommet du pouvoir, alors que la majorité travailliste traverse sa plus grave crise depuis sa victoire écrasante aux élections de 2024.

L’arrière-plan de cette séquence est explosif. Le gouvernement est fragilisé par les révélations sur les liens entretenus par le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Peter Mandelson avec le financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein. Nommé ambassadeur du Royaume-Uni à Washington par Keir Starmer en 2024, Mandelson a dû démissionner du Labour et de la Chambre des lords après la publication de documents attestant de contacts maintenus avec Epstein après sa condamnation de 2008. Il fait désormais l’objet d’une enquête policière.

Cette affaire a déjà provoqué une cascade de départs au sommet de l’exécutif. Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, ainsi que le directeur de la communication Tim Allan ont quitté leurs fonctions au cours du week-end, invoquant la nécessité d’« assumer leurs responsabilités ». La pression politique s’est encore accrue lorsque le dirigeant des travaillistes écossais, Anas Sarwar, a jugé publiquement la position du Premier ministre « intenable », appelant à son départ. Le premier ministre atteint des records d’impopularité et Elon Musk s’en est même mêlé en déclarant : « Starmer doit se ressaisir ou partir ».

Dans ce contexte, la prise de position de David Lammy apparaît comme un acte de loyauté assumé, même s’il pourrait s’agir d’un baiser de la mort. Quelques heures après la diffusion de la vidéo, il a publié un message sur X affirmant que le gouvernement ne devait « laisser aucune distraction détourner sa mission de transformation du pays », réaffirmant son soutien total au Premier ministre. D’autres figures du cabinet, comme la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood ou la ministre de la Culture Lisa Nandy, ont également fait bloc autour de Keir Starmer.

Sur les réseaux sociaux, la séquence a toutefois nourri une polarisation extrême. Certains internautes y voient la preuve d’un pouvoir sourd à la colère populaire, d’autres dénoncent des attaques opportunistes instrumentalisant un scandale judiciaire encore en cours. Des spéculations sur une possible motion de défiance au Parlement circulent, tandis que des rumeurs évoquent déjà l’hypothèse d’un intérim assuré par David Lammy en cas de chute de Starmer.

Au-delà de la polémique, l’épisode révèle la fragilité d’un exécutif élu sur une promesse de probité et de rupture après quatorze années de pouvoir conservateur. L’affaire Epstein, par ses ramifications internationales et symboliques, agit comme un révélateur des attentes déçues et des tensions internes au Labour. Reste à savoir si Keir Starmer sortira renforcé de cette épreuve, ou si cette séquence marquera le début d’un basculement politique majeur au Royaume-Uni. Dans tous les cas, les britanniques hériteront sans doute d’un dirigeant issu des réseaux mondialistes.

Sources :

GB News – images vidéo diffusées le 9 février 2026

Reuters – Contexte politique et démissions au sein du gouvernement britannique

BBC – Réactions politiques et soutien du cabinet à Keir Starmer

The Washington Post – Analyse des retombées de l’affaire Mandelson-Epstein

Le Monde – Royaume-Uni : Keir Starmer fragilisé par les révélations Epstein

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